Plus que jamais et même si c'est en avance, « JOYEUX NOËL» aux Strasbourgeois, aux Français et aux peuples du monde qui le fêtent. Aucune laideur ne pourra atteindre ce moment magique.Vivre-Ensemble !
Pour ceux qui pensent que ce peuple a subi une ablation du cerveau, dans sa partie mémoire. Pour ceux qui méprisent ce peuple, estimant qu'il n'est bon qu'à avaler l'iniquité et les mesures qui viennent avec. Pour ceux qui pensent que ce peuple peut être secoué, trimballé, transbahuté, valdingué et malmené en permanence, sans réaction, je voudrais raconter ce moment de délice intense vécu hier vendredi au réveil. J'allume ma télévision. Chaîne «algérienne». Reportage sur une visite d'officiels et de parlementaires à Chaâbat-el-Ameur, dans la wilaya de Boumerdès. Une foule en colère entoure «une élue du peuple», de ce même peuple justement. Naïma Salhi. Oui, Naïma Salhi. Elle tente d'avancer, le torse en avant, des gardes autour d'elle pour lui ouvrir le chemin. Manque de bol, des Dézédiens lui barrent la route. Parce que tout n'a pas été enterré, madame ! Parce que les lobotomisations les plus sévères laissent malgré tout des restes salutaires de réactivité mémorielle. Comment avez-vous pu penser, madame, un seul instant, de votre temps si précieux passé à hanter les plateaux TV pour y déverser votre fiel sur tamazight, les Kabyles, la Kabylie que vous pouviez revenir sur les lieux de votre crime abject, en fouler impunément le sol ' Eh ben non ! Des braves vous en ont interdit l'accès. Que venez-vous faire chez les traîtres comme nous, madame ' Pourquoi vous embêter la vie à descendre si bas, dans nos vallées poudrières ' Allons ! Allons ! Le plus marquant à mes yeux, c'est l'inflexibilité de ce Peuple ! Ni les gendarmes vous entourant, ni les appels au calme lancés par les officiels, ni rien d'autre n'a freiné la détermination du peuple de Boumerdès. C'était d'autant plus marquant que dans la même délégation, un parlementaire du Parti des travailleurs a, lui, été accueilli à bras ouverts. Un chemin lui a été ouvert par cette même foule. Car, à Chaâbet-el-Ameur, voyez-vous madame-mémoire-courte, ils l'ont longue. La mémoire ! Ils se souviennent encore comment Ramdane-Youssef Tazibt, lorsqu'il était député de Boumerdès, s'est battu dans l'hémicycle pour enfin faire arriver le gaz de ville à Chaâbat. La mémoire, madame sans honte et sans mémoire ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hakim Laâlam
Source : www.lesoirdalgerie.com