La cause principale de la crise que vit la filière est due à une maladie, qui a fait son apparition en janvier 2021, affectant du coup le marché national, qui enregistre une baisse estimée à environ de 60%.La courbe ascendante du prix du poulet de chair sur le marché des viandes blanches a dépassé ces derniers jours la barre des 400 DA/kg. Il risque de faire de la "grimpette" et de s'afficher au cours des semaines à venir au prix de 500, voire 600 DA/kg. C'est du moins ce qu'affirme M. Tikli Fateh, président du conseil interprofessionnel de la filière avicole de Boumerdès. Joint par téléphone, il explique les raisons qui ont conduit à cette situation : "La cause principale de la crise que vit la filière est due à une maladie, qui a fait son apparition en janvier 2021. *
Elle a grandement affecté les parentaux du poulet de chair qui donne l'?uf à couver et qui constitue la base de la filière. Les pertes engendrées ont affecté le marché national qui enregistre une baisse estimée à environ 60%." Déjà touché par la crise de la Covid, "les éleveurs ont également été très éprouvés par les augmentations successives des prix des aliments de volaille", a-t-il ajouté, avant de suggérer : "Pour sortir de cette crise qui a mis à genoux les professionnels de la filière, l'Etat n'a d'autres choix que d'importer le vaccin adéquat. Mais malheureusement les pouvoirs publics planchent plutôt sur l'importation de l'?uf à couver pour pallier cette situation d'urgence, mais elle demeure, en ce qui nous concerne, une solution provisoire." M. Tikli, qui tire la sonnette d'alarme, redoute le pire dans le cas où cette situation, qui prévaut également dans d'autres wilayas, viendrait à perdurer. Elle mettrait en danger l'existence même de la filière et entraînerait de facto la suppression d'un million d'emplois directs et indirects au niveau national, dont 20% sont en activité à Boumerdès et plus précisément dans la partie est de la wilaya, à savoir Taourga, Baghlia et Dellys. "Dans des conditions normales et pour assurer un équilibre du marché national et répondre aux besoins du consommateur, il faudrait mettre sur le marché 6 millions d'unités par an comprises entre la production locale et le produit importé, destinées à la consommation.
Mais il se trouve que depuis l'apparition de cette maladie 70% de cette production ont été terrassés, et bon nombre d'éleveurs ont mis la clé sous le paillasson", a-t-il déploré. Sur l'origine de cette maladie, les vétérinaires soupçonnent une grippe aviaire qui porte les symptômes H5 N8, a indiqué M. Triki. L'hypothèse selon laquelle elle a été transmise par les oiseaux migrateurs est avancée, mais lui se penche plutôt sur la transmission du virus via le poussin dinde, qui a été acheminé clandestinement des pays voisins vers le territoire national. De son côté, le directeur des services agricoles de la wilaya de Boumerdès, M. Zaouch Samir, qui redoute lui aussi la flambée du prix du poulet de chair sur le marché dans les prochains jours, au vu de la rareté du poussin, précise : "Cette situation générée par la maladie et la cherté de l'aliment n'est pas propre à Boumerdès. Officiellement nous n'avons rien reçu par rapport aux dispositions qui seraient prises par notre tutelle pour faire face à cette situation d'urgence." Signalons enfin qu'à Boumerdès ce sont plus de 900 éleveurs qui exercent cette activité, dont la grande majorité à titre informel, car ne disposant pas d'un agrément sanitaire, selon une source de la DSA.
Aziz Boucebha
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Aziz BOUCEBHA
Source : www.liberte-algerie.com