Résumé : L'enfant n'avait rien mais le médecin décida de le garder en observation. Sa mère resta avec lui. Yazid emmena Mounira chez lui. L'accident l'avait secouée. Elle ne cessait de pleurer.Une fois chez lui, il l'installa le plus confortablement possible sur le lit en fer. Il la laissa pleurer tout son saoul tandis qu'il disparaissait un moment dans la cuisine pour préparer un thé. Lorsqu'il revint, Mounira commençait tout juste à se calmer.
-Tiens, bois cela. As-tu eu le temps de déjeuner aujourd'hui '
-J'ai juste pris un café avant d'aller à l'hôpital.
Sa voix s'étrangla et, à nouveau, les larmes envahirent ses yeux. Pourtant, Mounira continua :
-Je me sens affreusement responsable. Si je m'étais plus souciée de conduire au lieu de penser.
Elle se tut brusquement. Elle n'avait pensé qu'à lui.
-À quoi pensais-tu, Mounira ', demanda Yazid.
Le ton sur lequel il lui avait posé la question et la tendresse qu'elle lisait dans ses yeux eurent raison de ses derniers scrupules.
Rapidement, elle lui raconta tout, ce qui l'avait poussée à accepter de travailler dans cette polyclinique à Boumerdès, l'autoradio qu'on lui avait volé, sa déception de ne pas le revoir même à son village natal.
-Pourtant, nous sommes maintenant ensemble. Tu as réalisé un de tes rêves.
Yazid prit sa veste et l'enfila. Mounira, inquiète, leva les yeux vers lui, interrogateurs.
-Je vais m'absenter quelques minutes. Premièrement, je vais garer ta voiture et rapporter un repas chaud du restaurant du coin. Tu promets d'être sage pendant mon absence '
-Il n'est pas question que je passe la nuit ici.
-Qu'est-ce qui t'en empêcherait ', rétorqua Yazid. Tu vis seule, n'est-ce pas '
-J'ai loué un studio avec une
collègue.
-Donc, tu restes ici ce soir, conclut-il. Nous avons d'autres problèmes à régler, lui rappela Yazid. Maintenant qu'on s'est retrouvé, on ne va pas se séparer, demanda-t-il en souriant. T'es d'accord '
-Oui. D'accord, murmura Mounira. Je t'attends. Mais fais vite.
Elle s'était finalement calmée. En attendant le retour de Yazid, elle se permit d'entrer dans la chambre. Elle fut très surprise de la trouver vide, sans un meuble, sans aucune peinture.
De retour dans la salon qu'utilisait Yazid, elle remarqua l'absence de radio, de télévision. Elle s'était assise au bureau où des fiches cartonnées étaient étalées, portant les résumés des leçons d'anglais. Visiblement, Yazid était en train d'en établir une nouvelle quand il y avait eu l'accident. Elle l'avait interrompu dans son travail.
Ce fut chanceux qu'il eut quitté son bureau pour regarder par la fenêtre. S'il ne s'était pas levé, ils ne se seraient jamais revus.
(À SUIVRE)
T. M.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Taos M'hand
Source : www.liberte-algerie.com