Boumerdes - A la une

L'enfer des tracas bancaires



La protestation des jeunes bénéficiaires des formules de soutien, mais en difficulté financière, se multiplie. Par deux fois des centaines de ces endettés ont organisé des journées de protestation et ont refusé les décisions de saisies prononcées à leur encontre.Finalement et au regard de ce que vient de vivre l'un d'eux, ces «révoltés» sont sur le droit chemin. Rabah H. père de deux petits enfants, vit d'un travail manuel quotidien et de quelques activités commerciales informelles. En 2011 il a bénéficié d'un prêt pour l'acquisition d'un camion frigorifique. Le montant du prêt est très en deçà des lignes de crédits accordées à certains barons des stupéfiants.
Le ministre du secteur a annoncé depuis Boumerdès, il y a quelques jours, que l'effacement des dettes est une option bannie, mais que des facilités seront accordées pour ceux qui reviennent au droit chemin.
Bien avant cette déclaration, un jeune se débat dans un cercle infernal depuis qu'il a répondu favorablement à sa banque. Il bénéficie d'une aide de 2.400.000 DA. Entre 2012 et 2017 il débourse au total plus de 900.000 DA dont un dernier versement de 300.000 DA exclusivement réservé aux pénalités de retard.
Lors du recours à une ordonnance de saisie prononcée par le président du tribunal de Bouira, en son absence et sans en être informé, la banque exige 2.900.000 DA. A la fin du mois de février 2018 son camion fait l'objet d'une saisie pour non-régularisation des tranches de remboursement.
Au regard de la somme exigée par la banque, en l'occurrence la Banque de l'Agriculture et du Développement rural, 2.870.000 DA dont 420.000 DA de pénalité de retard. Parce que ce camion a passé 5 années dans un garage par manque d'opportunité d'emploi, il a circulé 69.000 km au total.
Parce que ce camion est devenu un fardeau budgétaire et dans l'incapacité de continuer à travailler pour les intérêts et les pénalités de la banque, il remet le véhicule à l'huissier chargé d'exécuter la décision.
Prétextant l'application de la loi et le code des enchères le camion est bradé pour 1.400.000 DA (seconde vente) quand un deux-roues coûte plus de 3.000.000 DA.
Précisons que le législateur quand il a institué la loi régissant la procédure de ventes aux enchères a insisté sur l'obligation de préserver les intérêts de chaque contractant (banque- endetté- acquéreur).
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