
Les candidats aux élections du 23 novembre qui convoitent la présidence de la commune de Khemis El Khechna devraient faire montre d'une force de persuasion inégalable pour convaincre leurs concitoyens des quartiers populaires de Hai Ellouz, Chouarbia et Ouled Ali, regroupant plus de 50 000 habitants, pour aller voter.Déjàpour arriver à ces quartier, il faut franchir le quartier le Plateau et ses immenses tas d'ordures, ses rues défoncées et ses flaques d'eau et de boue. Au niveau des trois agglomérations citées plus haut, les citoyens fustigent les élus communaux qui selon eux «ne font rien». «Ils sont bons à se faire condamner par la justice pour mauvaise gestion ou d'autres délits plus humiliants», lâchent certains parmi la foule qui nous entourait. Nous saurons qu'en matière d'AEP, ils n'ont droit à l'eau que pendant une heure par semaine. Certains habitants ne la reçoivent jamais. «Sinon c'est l'achat de citerne de 3 000 litres à 1 000 DA.» Plus grave, on a enlevé le couvercle d'une vanne pour nous montrer que les eaux usées se déversaient dans la cavité où est située cette vanne. Concernant le réseau d'assainissement, on n'a rien compris aux explications des citoyens tellement il y a un enchevêtrement de conduites dont certaines déversent leurs eaux dans la rue. Les citoyens colmatent ces fuites avec les moyens de bord. Leur frustration est palpable notamment concernant le gaz de ville. «La conduite du gaz de ville s'arrête à 300 mètres de nos maisons. Nous avons écrit et saisi toutes les autorités à ce sujet, mais aucune n'a écouté notre appel», se lamentent nos interlocuteurs qui nous précisent par ailleurs qu'ils ont essayé de cotiser pour terminer cette conduite. Or, le coût de la facture dépasse les moyens de certaines familles.
S'agissant de l'éclairage public, les poteaux existent mais ces habitants attestent qu'il est impossible de circuler de nuit dans ces quartiers.
Sur les prochaines élections locales, nos vis-à-vis nous ont confirmé ce que nous savions depuis longtemps, le tribalisme mine la société de la plus grande commune, au point de vue démographique, de la wilaya de Boumerdès. D'où l'exclusion, qui ne dit pas son nom, de certains quartiers du développement. Ce tribalisme jumelé au laisser-aller et à l'incompétence des élus locaux, on a le tableau qui va avec.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abachi L
Source : www.lesoirdalgerie.com