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Kharrouba (Boumerdès)



Kharrouba (Boumerdès)
Vingt ans après son lancement, ce marché, dont l'importance économique régionale n'est pas à démontrer, n'est pas encore réceptionné. On peine également à trouver un organisme pour sa gestion.Depuis 1996, le marché de gros de produits agroalimentaires n'a pas fini de susciter les espoirs des uns et les critiques des autres. Prévu à Kharrouba, à proximité du barrage de Keddara et tout près de l'autoroute Est-Ouest, le projet devait initialement abriter un marché de gros de fruits et légumes. Le site de 23 ha est situé sur une exploitation agricole collective (EAC) qu'une commission de wilaya a régularisé et le terrain déclassé. Le service des Domaines a signé des décisions d'attribution et des permis de construire ont été délivrés. Le site a été toutefois détourné de sa vocation.Des villas ont été érigées.Les décors sont affligeants, tant les bâtiments sont délabrés. M. Abdellah, membre de l'Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), rencontré sur place, se rappelle : «Il y a quelque temps, des commerçants de Oued Smar avaient été contactés pour venir s'y installer et exercer leur activité en raison de l'abandon des premiers souscripteurs.» Et, c'est ainsi que des hangars et des entrepôts ont poussé. De 549 bénéficiaires initiaux, on est passés à environ 600. «L'activité a commencé avant de cesser progressivement.Les commerçants, livrés à eux-mêmes, abandonneront les lieux pour aller exercer ailleurs. Il y a ici des constructions anarchiques, des branchements électriques de fortune. Il n'y a aucune commodité», ajoute-t-il. Une commission de wilaya dépêchée livre ses conclusions : d'abord les constructions se trouvent sur le réseau hydraulique. La wilaya avait dégagé une enveloppe de 4 milliards de centimes pour l'électrification, l'AEP et l'assainissement.Selon, le P/APC, M. Khazroun, «cette enveloppe qu'on doit consommer en trois tranches est insuffisante. D'ailleurs, on doit d'abord lever l'écueil de l'intitulé de l'opération. En outre, la commune n'a pas la charge de la gestion. C'est un marché qui relève de la direction du commerce». Pour sa part, la direction du commerce attend le début des travaux de viabilisation. La directrice du secteur déclare : «Notre mission se limite au contrôle des activités commerciales une fois le marché achevé et entré en phase de fonctionnement.» De leur côté, les commerçants s'impatientent. Une minorité d'entre eux utilisent les locaux comme entrepôts.Des clandestins activent avec des branchements électriques de fortune. D'autres squattent et se livrent à des commerces de récupération en tous genres : boiserie, fer forgé, etc. Au vu de la lenteur du changement d'intitulé, des procédures d'appel d'offres et de publication pour entamer les travaux de viabilisation et l'insuffisance de l'enveloppe budgétaire pour ce faire, le marché n'est pas près de voir le jour.
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