La mendicité se banalise aux Issers, localité sise à 25 km à l'est de Boumerdès. Les mendiants sont visibles à chaque coin de rue du centre-ville.
Si certains tendent la main sur les trottoirs, d'autres font quotidiennement des tournées à travers tous les commerces pour faire bonne recette, pour reprendre le terme d'un habitant de la localité. «Jadis, le phénomène était le lot des pauvres et des personnes souffrant d'un quelquonque handicap. Mais aujourd'hui, la situation a changé. Ce vice est en passe de devenir une profession», déplore un propriétaire d'un magasin d'articles électroménagers. Même les femmes s'adonnent à cette «pratique».
Certaines viennent avec de petits enfants et tendent leur main devant les mosquées ou sur les trottoirs pour que les passants leur lancent quelques pièces de monnaie. Ces mendiantes fréquentent surtout la rue jouxtant la zaouïa Abderrahmane El Thaâlibi qui grouille de monde à longueur de journée. D'autres jeunes femmes font le tour des cafés, voire même à l'intérieur des blocs d'habitation pour quémander. Souvent, ceci devient un pari difficile, les gens ne donnent pas de l'argent car ils ont à l'esprit que la majorité des mendiants font du business et ne méritent pas d'aide. «ceux qui vivent dans la misère ne mendient jamais», tempête un habitant qui se demande ce que fait le service social de l'APC et de la direction de l'action sociale de la wilaya pour les aider.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Z Youcef
Source : www.elwatan.com