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ILS DEVAIENT MARCHER SUR ALGER



ILS DEVAIENT MARCHER SUR ALGER
Ils ont pris le départ simultanément de 40 wilayas, plusieurs centaines de Patriotes qui se sont donné rendez-vous à Tidjelabine dans le centre de la wilaya de Boumerdès. Ils voulaient marcher sur la capitale pour se faire entendre. Un impressionnant déploiement des éléments de la Gendarmerie nationale les a empêchés. Ils ont été par conséquent bloqués au niveau de la RN5 (Alger-Constantine) à Tidjelabine dans le centre de la wilaya de Boumerdès.Selon Mourad Daâmallah, président de l'Organisation nationale de la défense des droits des Patriotes (ONDDP), plusieurs dizaines de marcheurs ont été stoppés au niveau de Blida, de Bouira et d'autres localités.Les marcheurs que nous avons questionnés nous ont assuré que les éléments du service de l'ordre, déployés à Tidjelabine, se sont bien comportés. A notre première question sur cette marche, Mourad Daâmallah lance avec force : «C'est d'abord une marche de la dignité.» Et d'ajouter : «En dépit de ce qu'ils ont fait pendant 20 ans durant la période du terrorisme, les Patriotes sont rejetés. Ils les ont enrèlés comme personnes entières et ils n'ont restitué que leurs ossements.»Sur les motifs de cette marche, il nous dira : «Nous avons été reçus par le wali de Boumerdès pour lui remettre un message destiné au ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales. Nous demandons l'institution d'une commission nationale pour étudier nos doléances. Nous ne sommes pas prêts à baisser les bras.» D'après lui, le gouvernement refuse d'appliquer le décret présidentiel numéro 77/1992 qui se rapporte aux droits des résistants contre le terrorisme. En résumé, le président de l'ONDDP affirme que ce décret donne droit à la retraite proportionnelle, la prise en charge de leurs problèmes de santé mais surtout la suppression de la distinction entre Patriotes et GLD. «On dit à ces derniers, vous avez pris les armes pour protéger vos familles. C'est faux, tout le monde a pris les armes pour défendre la République.» Daâmallah s'interroge. «Pourquoi ce décret a été envoyé secrètement au gouvernement et au Parlement ' Si ce gouvernement a peur de Madani Mezrag, nous, nous n'avons nullement peur de ce chef terroriste qui menace l'Etat algérien de recruter 4 millions de terroristes pour les faire monter au maquis. Le gouvernement est-il incapable de faire face aux défis soulevés par cette catégorie sociale ' Nous ne sommes pas des politiciens et nous ne concourrons pour aucun poste politique. Nous demandons au ministre de l'Intérieur de consulter la liste au niveau du ministère de la Défense nationale pour savoir qui sont les véritables résistants contre les terroristes et qui a défendu la République.»Daâmallah s'étonne du silence des partis politiques sur cet épineux problème «mis à part le RCD et le MDS qui ont rendu publiques des déclarations de soutien, les autres n'ont montré aucun intérêt particulier, même Ahmed Ouyahia n'a rien fait pour nous, alors qu'il occupe un poste important».Et de conclure : «Nous avons payé de notre sang pour défendre le pays, nous ne sommes pas des perturbateurs et nous ne courons pas derrière des postes politiques.» Vers 13h30, ils se sont dispersés dans le calme.
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