
45 individus dont 12 femmes (8 accusés en fuite dont 2 femmes se trouvant en Syrie), suspectés d'appartenance à un groupe terroriste, de tentative d'adhésion à un groupe terroriste, de soutien à un groupe terroriste, apologie du terrorisme et de non-dénonciation d'actes criminels, seront jugés aujourd'hui par le tribunal criminel de la ville de Boumerdès.Le procès avait été programmé pour le 16 février 2017 mais reporté à la demande d'un avocat qui voulait disposer du temps nécessaire pour prendre connaissance du contenu. Il y a lieu de rappeler que ce réseau a été constitué et a fonctionné sur Facebook.Le réseau démantelé par des cyberpoliciersTout a commencé au mois de novembre 2016 dans la région de Boudouaou, au centre de la wilaya de Boumerdès (Le Soir d'Algérie du 20 janvier 2016). Le père d'une étudiante de l'université M'hamed-Bougara de Boumerdès contacte la police nationale pour signaler la disparition de sa fille. Quelque temps plus tard, c'est le mari d'une femme au foyer (mère de 2 enfants) qui signale la disparition de son épouse. De fil en aiguille, les policiers font le lien entre les deux femmes pour découvrir finalement qu'elles étaient parties ensemble en Turquie.En fait, ce pays n'est qu'une étape de transition. Leur destination véritable est la Syrie. Le père et le mari n'en revenaient pas. Pour eux, les deux femmes ne manquaient de rien et n'avaient aucune raison de quitter ainsi leurs familles. Ce qu'ils ne savent pas, c'est que cette organisation terroriste emploie de véritables spécialistes de lavage de cerveau qui exploitent la moindre faiblesse psychologique chez des individus pour casser leur résistance. Pour revenir à l'enquête, les cyberpoliciers ont poursuivi leurs investigations en axant leurs recherches sur les amis de Facebook des deux femmes. C'est à partir des indices récoltés qu'ils ont remonté le réseau de recrutement dirigé à partir de Syrie par des chefs terroristes.L'un de ces chefs serait un certain Abou Moram El Djazaà'ri. Un commerçant d'Alger en équipements de téléphonie était le chef du réseau en Algérie. Au moment de la publication de notre article, les policiers avaient arrêté 36 suspects dont 10 femmes. D'autres personnes impliquées avaient été arrêtées par la suite. Ces suspects sont originaires de Boumerdès, Constantine, Blida, Tipasa, Oran, Béjaà'a, Mascara et Alger. Lors de l'enquête, les policiers ont découvert que l'organisation de l'Etat islamique (EI) de Abou Bakr El-Baghdadi avait doté chaque candidat au voyage vers la Syrie ou l'Irak via la Turquie d'un téléphone mobile. Lors de leur perquisition chez un vendeur de téléphones installé à Alger, les enquêteurs avaient découvert un PA et une somme de un milliard de centimes destinée à financer les voyages.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abachi L
Source : www.lesoirdalgerie.com