Boumerdes - Revue de Presse

Il plaide pour une concertation syndico-syndicale



Sidi Saïd tend la main aux autres syndicats Le parton de l’UGTA qui enchaîne les sorties sur le terrain, pour se donner plus de visibilité sur la scène en prévision du prochain congrès, était hier présent à l’université du Parti des travailleurs qui se tient depuis jeudi à Boumerdès. Dans ses propos, le patron de l’UGTA s’est dit favorable à un rapprochement avec les autres organisations syndicales pour lesquelles, dit-il, il ne «nourrit aucune animosité». Au contraire, devant les menaces qui pèsent sur les intérêts des travailleurs, il prêche l’union sacrée. Alors que l’initiative de l’UGTA reste pour le moment de l’ordre du mystère, Sidi Saïd parlera de la flambée des prix des produits de large consommation. «Pour venir à bout de ce phénomène, il est nécessaire d’entrevoir un effort collectif et pas seulement celui du gouvernement», dit-il en ajoutant qu’il n’est pas pour autant dans son idée de «déresponsabiliser l’Etat». «Néanmoins, loin de moi la prétention selon laquelle je veux déresponsabiliser l’État», dira Sidi Saïd qui évoquera aussi le dossier de la Fonction publique auquel «l’UGTA s’est consacrée depuis 1990". Sidi Saïd se réjouira en indiquant que «90% des doléances de la centrale syndicale ont été acceptées par le gouvernement», ce qui est en soi un saut qualitatif vers l’avant qu’ont enregistré l’UGTA, les partis politiques et le gouvernement. Pour lui, «cela montre qu’il existe une volonté politique de régler, entre autres, la question salariale des travailleurs, et ce, en dépit de ce qui se passe actuellement sur la scène sociale caractérisée par une hausse des prix des produits de première nécessité». Au sujet du bilan du Pacte économique et social dont on fêtera déjà une année, le SG de l’UGTA se contentera de dire: «Il est encore trop tôt pour se prononcer sur le bilan du pacte économique et social entamé depuis un an, étant donné qu’il devra incessamment faire l’objet d’une tripartite à l’issue de laquelle nous ferons le point.» S’agissant d’une éventuelle hausse des salaires, Sidi Saïd, maintenant son discours optimiste par rapport à une rentrée sociale «normale», n’en soufflera mot tout en insinuant, en revanche, qu’il y aura du nouveau. Outre ces questions qui sont au cœur de l’actualité politique et syndicale, Sidi Saïd parlera longuement des ONG sur lesquelles il tire à vue, les accusant d’être des facteurs de déstabilisation. «Il y a un danger qui guette le mouvement syndical mondial et les ONG sont le vecteur du venin de la déstabilisation des mouvements syndicaux», lancera-t-il en ajoutant que «ces organisations non gouvernementales veulent se substituer au travail syndical des pays dans lesquels elles agissent, comme ce fut le cas de la Côte-d’Ivoire que des ONG ont investie sous la couverture des aides humanitaires, se substituant de fait aux 25 centrales locales dont elles ont fait leurs les prérogatives. Aujourd’hui, ce pays est rongé par les conflits fratricides. Sidi Saïd a tenu à faire savoir que «les ONG malintentionnées n’agissent paradoxalement qu’au niveau du continent le plus vulnérable, pour ne pas dire le plus faible, en l’occurrence l’Afrique». «Pour preuve, témoignera-t-il, ces ONG qui n’aspirent qu’à s’ingérer dans les affaires internes des nations faibles, ne s’impliquent jamais dans les pays développés quelles qu’en soient les circonstances». Il n’omettra pas à ce propos de relever l’absence de ces ONG lorsque les peuples sont frappés de catastrophes naturelles, comme c’était le cas chez nous à Boumerdès et Bab El Oued et en Afrique, à l’occasion de catastrophes naturelles ou de guerres fratricides, nécessitant une assistance.
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