Boumerdes - A la une

HAUSSE DES PRIX DES FRUITS ET LEGUMES



HAUSSE DES PRIX DES FRUITS ET LEGUMES
redoutent grandement la hausse des prix des fruits et légumes, qui vont durer encore quelques mois. Selon l'Union nationale des consommateurs, entre septembre 2016 et fin janvier 2017, le prix d'un kilo de pomme de terre a été quasiment multiplié par trois. Sur le marché de gros, il est passé de 30 dinars le kilo, à 60 dinars. Da ns les magasins, il faut, en moyenne, débourser 70 à 75 dinars pour un kilo de patates, alors qu'en septembre, le kilo valait 30 dinars. Aux dires des experts, les prix devraient continuer à se maintenir à un haut niveau. Avec le froid qui sévit actuellement dont le baromètre pour cet hiver. A cet égard, au niveau des diffé- rents marchés en Algérie, les patates sont placardées sans gêne entre 70 et 75 DA depuis trois jours. Bien évidement, la cause est vite justifiée : les intempéries et l'impossibilité d'approvisionner le marché de ce tubercule. Autre produit dont les prix frô- lent les records, la tomate, cédée 25 DA il y a un mois, a pris l'envol ée pour atteindre les 180 DA avec le même argument : le manque dans les marchés de gros. Ainsi, depuis une semaine, tous les produits mis en vente ont presque doublé de prix, voire tripl é. Carotte et navet plafonnent à 120 DA, la courgette est cédée à 160 DA et l'oignon tourne autour de 55 et 65 DA. Pour le poivron taxé de produit de luxe en ces moments, il touche les 150 DA. Côté fruits de saison, l'orange moyenne s'affiche à 100 DA alors que ‘la Thomson' est propos ée entre 160 et 180 DA. Un autre fruit qui reste inabordabble, la datte dont le prix dépasse celui de la banane Ce dernier fruit, très peu proposé, balance entre 580 et 600 DA, par contre, le fruit de Biskra de bonne qualit é est cédé à 650 DA. Ces prix vertigineux obligent le consommateur à se tourner vers les marchands illicites dont les prix sont souvent abordables mais ces derniers jours, la donne est la même du fait que ces marchands ambulants se sont alignés sur les prix affichés au marché du coin. Cette envolée, les marchands de l'ouest de Boumerdès la font endosser au mauvais temps et les difficultés de déplacement. "C'est la cause principale de cette envolée des prix", explique un commerçant. Le consommateur algérien, habitué depuis des lustres à cet effet ascenseur, est pris entre le marteau et l'enclume. D'un côté, les commer- çants ne reculent devant rien et profitent de la moindre occasion, comme ce fut le cas à la veille du Mawlid Ennabaoui pour augmenter les prix des fruits et légumes, et de l'autre, le manque ou l'inefficacité des mesures dissuasives de contrôle des services concernés grâce à la liberté des prix. L'équation à plusieurs inconnues reste très difficile à résoudre dans un contexte où les solutions demeurent entre des mains occultes qui dictent leur loi et dont la règle de l'offre et de la demande qui régule les march és est quasi absente, bien sûr avec à la clé le pauvre consommateur, dindon de la farce qui est davantage obligé de mettre la main à la poche en cette période dite de crise.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)