
L'agglomération rurale de Kandouri est implantée au cœur de la Mitidja. Elle est située à 15 kilomètres de la ville de Koléa et est distante de trois kilomètres à l'ouest de la ville de Hatatba.La proximité de Hatatba avec la zone de Kandouri la rend propice à une intense activité agricole, sachant qu'elle est proche et reliée par des voies d'accès routières à l'immense marché régional de gros qui y est implanté. Précisons, en outre, que le marché de gros de fruits et légumes de Hatatba, situé à 25 kilomètres au sud-est du chef-lieu de la wilaya de Tipasa, reste la seule structure commerciale officielle et régionale dédiée au commerce et aux transactions des produits agricoles. Ce marché de gros, qui a une vocation régionale et nationale, au sein duquel évoluent plus de 164 grossistes-mandataires, est doté d'une mercuriale quotidienne des prix, outil par excellence de la transparence des prix à la consommation.Cette monumentale infrastructure commerciale est ultra sécurisée, notamment avec la dotation d'un système de surveillance et de télédétection électronique, et grâce aussi à l'existence de plusieurs dizaines de caméras qui balaient l'intérieur et l'extérieur du site. Ce marché constitue avec les marchés de Boufarik, de Rovigo et des Halles d'Alger le triangle utile de la Mitidja, par lequel transite la quasi-majorité des transactions de produits agricoles.Sur les 43 marchés nationaux dédiés au commerce de gros de fruits et légumes, celui de Hatatba est l'un des plus importants, c'est un mastodonte en mesure de desservir plusieurs des 654 marchés de détail de fruits et légumes avec notamment les 623 marchés hebdomadaires disséminés au niveau national. Son immensité lui permet d'approvisionner cet ensemble de marchés, le centre algérien et les régions reculées du pays.Nos sources nous révèlent que «le flux en tonnage quotidien est de 2 400 tonnes de marchandises/jour au maximum et environ 4 000 véhicules/jour».D'autres sources bien informées nous affirment que la production agricole, qui est estimée aujourd'hui à 130 millions de quintaux, transite par 40 marchés de gros, dont la surface totale n'excède pas 40 hectares. Or, les normes de la FAO estiment entre 40 à 50 millions de quintaux la production agricole moyenne. Pour l'Algérie, le surplus supporté par ces 40 marchés algériens est en dépassement de 60%», nous a déclaré un ancien cadre de l'agriculture, qui a ajouté que «devant ce constat, des mesures ont été adoptées, notamment la réalisation de nouveaux marchés de gros d'une superficie globale de 170 hectares dont 8 marchés auront à eux seuls plus de 40 hectares et dépasseront les superficies existantes».Ce cadre a révélé, en outre, que ces marchés seront localisés à Mascara avec 30 hectares, à Aà'n Defla avec 12 ha, Boumerdès, 30 ha, Sétif, 30 ha, Guelma 15 à 30 ha et Oued Athmania qui aura 20 ha. Au sud-est du pays, un autre pèle commercial regroupera Ouargla et Djelfa et plusieurs autres localités.Une opération pilote est prévue à la wilaya de Boumerdès à Khemis-El-Khechna, où il sera proposé aux communes une gestion déléguée tout en imposant un cahier des charges à respecter par les différents opérateurs.En marge de ce constat, force est de rappeler que les pouvoirs publics de la wilaya de Tipasa, en prévoyant la création d'une zone d'activité dédiée notamment à la transformation agricole, s'inscrivaient dans la perspective de recycler le surplus d'une production agricole régionale et nationale estimée à 60% des 130 millions de quintaux produits par l'agriculture.Plusieurs investisseurs ont compris l'enjeu, notamment pour la tomate industrielle et les agrumes qui se trouvent être recyclés par certaines unités industrielles au niveau de l'est et du centre algériens. Précisons à ce titre que la wilaya de Tipasa compte 3 684 ha de vergers d'agrumes qui produisent 900 000 quintaux d'oranges Thomson et 205 200 quintaux d'oranges Washington.Tipasa produit, en outre, 5 604 quintaux d'olives de table et 228 400 litres d'huile d'olive.C'est justement en marge de ces résultats de la production agricole que des investisseurs algériens ont décidé en 2005 de lancer un immense projet de traitement de soja en vue d'obtenir des produits oléagineux, par système de trituration.Lors d'une visite effectuée par l'ancien wali de Tipasa, en date du 30 août 2007, pour évaluer l'avancement des travaux de raccordement en gaz et électricité sur le site de la zone d'activité de Kandouri à Hatatba , d'une superficie de 10 hectares, , force a été de constater qu'au mois de novembre 2016, le nouveau wali de Tipasa a été étonné, voire surpris, qu'un projet économique d'intérêt national d'une telle envergure se trouve toujours bloqué pour des problèmes d'accès, dus à des constructions illicites.A ce titre, M.'moussa Ghellai, le wali de Tipasa, s'est insurgé en constatant «qu'un projet de cette importance se trouve inopérant à cause des constructions illicites». Ce haut responsable a été formel et expéditif : chaque direction concernée a été instruite afin d'activer impérativement et dans les meilleurs délais le démarrage de cette zone d'activité et de lancer des projets qui y sont intégrés afin que tout obstacle devrait être levé dans le cadre de la loi.Nous avons été informés par des gestionnaires de ce projet que «l'obtention des produits oléagineux passe d'abord par l'obtention d'une farine qui va vers l'extraction de l'huile traitée des glycérines et l'obtention d'huiles brutes qui, à leur tour, seront raffinées, puis mises en bouteille, à travers 2 chaînes de fabrication qui vont produire 18 000 bouteilles à l'heure».L'un de ces gestionnaires nous révéla en outre que «le site actuel de 6 hectares ne suffit pas, sachant que l'huile va être modifiée en margarine et en smen, en graisse et en crème glacée ainsi qu'une application spécifique, notamment la cire industrielle».Ces gestionnaires nous révèlent que lors du raffinage, il y a la production d'huiles acides qui servent à réaliser des détergents et des savons. Ces mêmes gestionnaires ont souhaité procéder à l'extension du site pour réaliser des stocks de grains de soja et envisager une production de tournesol. En ajoutant que l'effectif prévu par ce projet est de 500 emplois permanents et un effectif de démarrage de 160 agents.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Houari Larbi
Source : www.lesoirdalgerie.com