? Hôpital de Thénia : Une année sans radiologues
L'hôpital de Thénia fonctionne sans radiologues depuis septembre 2018. Une situation inédite, qui contraint les malades nécessitant des examens approfondis à recourir aux cliniques privées. «Nous avions deux radiologues. Ils sont partis juste après la fin du service civil. Pour l'heure, on n'assure que les radiographies standards», dira un infirmier. Pourtant, le service d'imagerie médicale est doté d'un scanner, d'un mammographe et d'un échographe, mais ces équipements n'ont pas été utilisés depuis 12 mois faute de médecins radiologues. «Le problème a été soulevé maintes fois au ministère de tutelle. On attend qu'on nous envoie deux ou trois radiologues», dira un manipulateur radio, précisant que 80% des patients admis au niveau de l'hôpital nécessitent au moins une échographie pour leur prise en charge. Selon lui, la loi permet à la direction de la santé de réquisitionner les radiologues privés -la wilaya en a 14-, pour assurer des gardes à tour de rôle au niveau de l'hôpital, mais cela n'a jamais été fait, malgré que la situation l'exige pour alléger les souffrances des malades. R. K.
? Education : La «bétonisation» des écoles continue
Le recours à l'extension des écoles pour pallier le manque de places semble se généraliser dans la wilaya de Boumerdès. Ce qui était une exception il y a quelques années est devenu une règle aujourd'hui. En effet, rares sont les établissements des cycles primaire et moyen qui n'ont pas connu des opérations d'extension, souvent anarchiques, à cause du manque classes. Ce phénomène a défiguré de nombreuses écoles, réduisant considérablement les espaces de vie et la possibilité de mouvement des élèves. Et «le massacre» n'est pas près de s'arrêter, puisque 62 classes sont en cours de réalisation dans le primaire et 57 dans le moyen. Bien qu'elles se détériorent rapidement, même les classes en préfabriqué se font de plus en plus nombreuses dans les écoles. Cette année, ce sont les CEM de Corso, Hammadi et Figuier qui verront la réception prochaine de quelques chalets pour faire face au problème de la surcharge des classes. Drôle de gestion pour une wilaya où des protestations éclatent çà et là pour exiger le remplacement des écoles en préfabriqué qui nous rappellent les tristes souvenirs du séisme de 2003. R. K.
? Sablière : L'urgence d'une sûreté urbaine
La réalisation d'une sûreté urbaine est devenue plus qu'une nécessit» à la Sablière, à l'entrée est de Boumerdès. Ce v?u a été exprimé, hier encore, par les résidents de cette importante agglomération, suite à la multiplication des agressions et des batailles rangées entre bandes rivales. Pas plus loin qu'avant-hier, une bagarre générale a éclaté entre des jeunes de la cité des 800 Logements, où on a utilisé des objets contondants, des fumigènes et autres armes blanches. «Ici ce sont les voyous et les vendeurs de stupéfiants qui font la loi. En mai dernier, les gendarmes ont arrêté plus de 20 jeunes, mais le problème n'est pas réglé», dira un habitant, qui se plaint du manque d'infrastructures de divertissement. «Notre quartier a la taille d'une commune, mais là où on regarde c'est du béton. Il y a près de 3000 logements dans cette cité, mais aucune structure de sécurité. Les jeunes n'ont plus où aller. Ils n'ont même pas de stade, alors que d'autres quartiers de la commune ont trois stades gazonnés. C'est normal qu'il y ait des drogués et des délinquants», s'écrie-t-il. A noter enfin que la petite criminalité prend des proportions alarmantes à travers la wilaya. En 2018, la police a traité 3250 affaires, soit 30% de plus par rapport à 2017. R. K.
? Béni Amrane : Des protestations au quotidien
Décidément, la commune de Béni Amrane, située à une dizaine de kilomètres au sud-est du chef-lieu de la wilaya de Boumerdès, n'en finit pas d'être secouée par la contestation populaire. Avant-hier, des citoyens ont procédé à la fermeture pure et simple du siège communal en signe de protestation contre la mauvaise gestion du nettoyage d'un oued, où un garçon a fait une chute lui ayant causé des fractures. L'autre grief qui a motivé l'action de la population, ce sont les conséquences de la mauvaise maintenance ou carrément l'absence du réseau d'assainissement. Le lendemain, les événements se sont précipités lorsqu'une tentative de redresser la situation en présence des protestataires a mal tourné, nécessitant l'évacuation du P/APC vers l'hôpital. L. H.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : El Watan
Source : www.elwatan.com