Boumerdes - A la une

Deux autres bureaux de vote scellés par des citoyens à Boumerdès



Le rejet de l'élection présidentielle s'accentue au fil des jours à travers les localités de la wilaya de Boumerdès. Contrairement aux délectations des membres de l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), le maintien de ce scrutin suscite l'ire des citoyens de nombreuses communes de la région.Après Naciria et les Issers, hier ce sont les sièges d'APC de Timezrit et de Taouarga qui ont été pris d'assaut par des jeunes, déterminés à faire échouer la démarche des tenants du pouvoir en place. A Timezrit, les manifestants ont scellé le bureau de vote à l'aide d'une planche et des clous.
«N'acceptera d'encadrer ces élections que celui qui a perdu son honneur», «Comment allez-vous voter et nos jeunes sont en train de mourir en mer '», «Comment allez-vous voter que vos enfants meurent brulés dans les hôpitaux '», ont-ils écrit sur des affiches collées sur la porte du bureau de vote.
Une autre pancarte alerte sur les conséquences d'une participation au prochain scrutin, estimant que «celle-ci va compromettre l'avenir de vos enfants». Un autre écriteau semble s'adresser aux habitants de cette localité déshéritée, leur signifiant : «A quoi bon voter, alors que l'eau coulera de vos robinets une fois tous les quatre ans comme la Coupe du monde !»
Ce nouveau mode de contestation aurait vite inspiré des jeunes à Touarga. Ces derniers semblent très remontés contre les nouveaux décideurs à cause de l'emprisonnement, depuis juin dernier, de deux enfants de la ville, Boualouache Kamel et Rezki Chami, pour port de l'emblème amazigh.
Les portraits des deux détenus d'opinion ont été suspendus à l'entrée du siège de la commune. «Voter, c'est cautionner les dérives autoritaires du régime en place», dixit un manifestant.
Comme à Timezrit, le bureau de vote a été fermé sur-le-champ aux cris de «Makach intikabate y a el issabate !» (Pas d'élections avec les gangs). Ici comme dans d'autres localités de la région, les préparatifs des prochaines élections sont au point mort. La commission de wilaya de l'ANIE n'est toujours pas installée.
Que dire des commissions locales dont la composante risque de subir la vindicte populaire. L'opération de révision du fichier électoral n'a pas été encore lancée dans plusieurs communes en raison des difficultés rencontrées par l'ANIE de désigner ceux qui chapeauteront cette opération.
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