Au moins 37 lycées et 45 CEM ont été paralysés, hier, par le mouvement de grève enclenché par le Cnapest et le Satef au niveau de la wilaya de Boumerdès.
Ces deux syndicats ont recouru à cette action après le refus des anciens responsables (UGTA) des 'uvres sociales de l'éducation au niveau local de signer la passation de consignes avec la nouvelle commission, élue démocratiquement par le personnel de l'éducation en janvier dernier. «Nous n'avons toujours pas signé la passation de consignes, alors que dans d'autres wilayas, cela a été fait depuis plus de deux mois», dénonce Moula Si Youcef, chargé de la communication du Cnapest au niveau de la wilaya. «Ils refusent à ce jour de nous remettre les registres des délibérations, des finances et de la comptabilité, car ils ont beaucoup de choses à se reprocher. On a découvert que l'ancien président de la commission nationale des 'uvres sociales, originaire de la wilaya, touchait des indemnités de l'ordre de 27 millions de centimes par mois», s'indigne-t-il. Les deux syndicats précisent, dans un communiqué conjoint, que la nouvelle commission ne pourra en aucun cas entamer son travail sans l'obtention de ces registres.
Certains syndicalistes parlent de la découverte de plusieurs personnes qui se sont sucrées de l'argent des 'uvres sociales. «Il y a à boire et à manger dans cette affaire, c'est pour cela qu'ils refusent de nous remettre les registres. On a par exemple découvert le cas d'un enseignant qui a obtenu un prêt de 200 000 DA depuis plusieurs années, mais qui n'en a encore remboursé que 20 000 DA», se rappellent-ils, ajoutant que les auteurs de ces magouilles refusent à ce jour de livrer certains locaux faisant office de siège de la commission et à l'intérieur desquels ils ont dissimulé du matériel médical. M. Si Youcef souligne, au passage, avoir reçu un entrepreneur qui réclame une somme de 3,5 millions de dinars pour les travaux d'aménagement effectués à la crèche sise près de l'école primaire Mokhtar Fertas, à Boumerdès, alors que le coût de l'opération ne dépasse, selon lui, même pas un million de dinars. Les initiateurs de la grève d'hier disent avoir décidé de tenir un sit-in devant la direction de l'éducation, aujourd'hui, pour dénoncer le silence complice de la directrice concernant les anomalies constatées dans la gestion des 'uvres sociales par le passé.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ramdane Koubabi
Source : www.elwatan.com