Boumerdes - A la une

Des citoyens réclament la restitution de leurs armes d'origine



Des dizaines de citoyens dont les armes personnelles ont été confisquées durant la décennie noire se sont plaints du fait que les autorités compétentes n'ont pas respecté les termes des accords qu'elles avaient conclus à l'époque avec eux, en particulier ceux liés à la restitution de leurs armes après le déclin de l'activité terroriste. Les pouvoirs publics avaient décidé en 2013 de restituer les armes à leurs propriétaires d'origine, mais l'opération a donné lieu à de nombreux désaccords, notamment la partie à qui restituer l'arme après la mort de son propriétaire.Des membres de plusieurs familles ont dû recourir à la justice pour déterminer la personne habilitée à récupérer ces armes. Des dizaines de citoyens ont découvert également que les armes qu'ils ont remises aux services de sécurité ne sont pas les mêmes que celles qui leur ont été rendues alors que d'autres ont constaté que leurs armes avaient été endommagées.
Les propriétaires font aujourd'hui appel aux autorités compétentes pour qu'elles leur restituent leurs armes avec les mêmes spécifications que celles remises pendant les années de terrorisme. Dans ce cadre, Boutiche Mohamed, citoyen résidant à Zemmouri (wilaya de Boumerdès), a adressé une lettre datée du 1er février 2020 au Premier ministre, au ministre de l'Intérieur et au wali de Boumerdès et a même sollicité le chef de la 1re région militaire (Blida) au sujet de son arme à feu.
Il se plaint en effet de l'état de son fusil de chasse qu'il a trouvé, selon lui, "fissuré et perforé". Ce qui l'a contraint de refuser de récupérer l'arme endommagée. M. Boutiche a été par la suite convoqué au siège de la wilaya de Boumerdès pour signer un procès-verbal de constat de dégradation de son arme. On l'a invité à ce propos à proposer la nature ou la forme de la contrepartie qu'il réclame par rapport à l'endommagement de son fusil. M. Boutiche a, de ce fait, demandé une arme ayant les mêmes caractéristiques et d'égale valeur que la sienne.
Cependant, depuis la date de dépôt de la requête, aucune suite n'y a été réservée, a-t-il dit. Ce qui l'a incité à solliciter de nouveau l'intervention des autorités compétentes afin qu'il soit rétabli dans son droit. "Il est inconcevable que la majorité des personnes concernées par cette procédure aient pu récupérer leurs armes initiales ou, à défaut, aient été compensées par de nouvelles armes pour celles égarées ou endommagées, tandis que mon dossier pas été réglé à ce jour", a-t-il déploré.

R. R.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)