Plusieurs communes de la wilaya de Boumerdès abandonnent leurs biens, se privant ainsi de recettes non négligeables pour renflouer leurs budgets. Plusieurs raisons sont invoquées pour justifier cette négligence.Cependant, on passe généralement sous silence le fait que les responsables communaux évitent de s'opposer à la mainmise de ceux qui exploitent ces biens. Ce sont généralement leurs amis ou des personnes qui usent carrément de violence pour s'en approprier. D'autres fois, ce sont les contrats d'exploitation qui sont mal définis et mal négociés. Dès lors, les deux partenaires se retrouvent devant la justice. Cela dure des années, mais l'exploitation gratuite se poursuit. Plus grave, des communes se défendent mal, une tactique délibérément choisie pour ne pas gagner le procès au détriment de leurs amis. L'exemple de la ville des Issers est édifiant.
Cette municipalité perd plus d'un milliard de centimes par année, en abandonnant ses marchés de proximité aux bandes maffieuses qui rackettent les commerçants. Cela date de plusieurs années. Les anciens élus et l'adjudicataire de l'époque ne se sont pas entendus sur le partage des recettes. L'affaire avait fini devant la justice mais depuis, l'argent de ces marchés va, au su et au vu des autorités locales, dans les poches d'individus plutôt douteux.
À ce propos, des citoyens de la ville de Thénia (Tizi-Naït-Icha), qui ne comprennent pas pourquoi des infrastructure qui financièrement rapportent gros sont fermées, ont attiré notre attention, sachant que leur fermeture entraîne des pertes importantes au détriment des activités socioéducatives. «Si nos responsables locaux faisaient l'effort de récupérer et mettre aux enchères transparentes les infrastructures fermées depuis des années, l'argent collecté couvrirait les dépenses et les subventions de toutes les activités socioéducatives de toute la commune », s'insurge un citoyen de cette municipalité. Selon ce qui nous a été dit, plusieurs centaines de millions ne sont pas encaissées alors que des structures sont fermées. Deux tentatives de joindre le P/APC par le biais de sa secrétaire sont restées vaines. D'après ce que nous avons sommairement recensé, il est question de la fermeture de l'abattoir qui rapportait 760 millions de centimes par an. « Comme il n'existe plus d'abattoir d'ovins et de bovins dans la wilaya de Boumerdès, nos bouchers vont jusqu'à Lakhdaria pour abattre leur bétail, celui de Thénia rapporterait certainement plus d'un milliard de centimes l'an à la commune. » Il y a également le hammam appartenant à la commune et qui fut adjugé à raison de 240 millions de centimes mais il reste fermé depuis 2 ans.
Notre source souligne : « Une parcelle de terrain dépendant de ce hammam est transformée par un citoyen en parking. Plus tard, une construction illicite sera érigée et la commune sera, comme d'habitude, mise devant le fait accompli. »
Par ailleurs, selon nos sources, la salle de cinéma a été attribuée à un ex-élu communal. Ce dernier l'a reconvertie en salle des fêtes. Mais elle est également fermée et ne sert plus à rien.
Abachi L.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abachi L
Source : www.lesoirdalgerie.com