Plusieurs dizaines de personnes habitant la cité Mohamed Boudiaf, dans la commune de Corso, ont fermé avant-hier la route desservant leur quartier pour réclamer leur relogement dans le cadre du programme de résorption de l'habitat précaire.Cette action de protestation a provoqué d'énormes désagréments et un grand mécontentement parmi les automobilistes de passage, dont la plupart avait été bloquée dans un immense embouteillage suite au blocage de la route.
Des unités anti-émeute de la gendarmerie nationale se sont déplacées peu après sur place pour réinstaurer l'ordre, mais les manifestants ont exigé au préalable des engagements écrits quant à la prise en charge de leurs revendications par les autorités concernées.
«On a appris que de nombreuses familles de notre quartier seront exclues du programme de relogement dans le cadre de la résorption de l'habitat précaire (RHP) sous-prétexte que leurs noms ne figurent pas dans le recensement effectué par le direction de l'urbanisme et des construction (DUD) en 2007», s'inquiètent certains d'entre eux.
Un élu à l'APC a affirmé dans ce sens que pas moins de 50 nouvelles constructions avaient pris forme dans la cité durant ces dernières années. «On est confronté à une situation des plus complexes car le nombre de foyers a connu une augmentation par rapport au recensement de 2007. Les dossiers seront traités au cas par cas. Celui qui s'estime avoir été lésé peut faire un recours, mais ceux qui ne remplissent pas les conditions pour bénéficier d'un appartement seront invités à postuler pour d'autres formules de logement et à quitter les lieux avant l'éradication des taudis se trouvant dans le site», a-t-il expliqué, ajoutant que la commune verra la réception de 253 unités de type RHP incessamment.
Il est utile de souligner que la wilaya a bénéficié de 7200 logements pour l'éradication des bidonvilles, dont plus de 300 avaient déjà été attribués alors que d'autres sont en phase de réalisation. Outre le problème du logement, certains manifestants ont réclamé d'être recrutés en priorité par les entreprises chargés de redémarrer l'activité au niveau du complexe agroalimentaire, fermé depuis plus de 10 ans à cause des dégâts qui lui ont été occasionnés suite au séisme de 2003. Les manifestants se sont dispersés dans le calme en milieu de journée après les explications et les engagements qui leur ont été donnés sur les lieux par les responsables locaux quant aux suites qui seront réservées à leurs doléances.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ramdane Koubabi
Source : www.elwatan.com