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Corso (Boumerdès)



Corso (Boumerdès)
Pas moins de six élus sur les 19 que compte l'APC de Corso ont adressé la semaine dernière un rapport accablant au wali de Boumerdès dénonçant la «gestion catastrophique» des affaires de la municipalité. Les rédacteurs du rapport parlent d'«irrégularités en matière d'octroi de projets et dénoncent le non-respect des normes d'urbanisme et la dilapidation des deniers publics».Les contestataires font état d'énormes retards dans le lancement de certains projets d'utilité publique, comme ceux portant réalisation de 7 écoles primaires ou celui du revêtement de la route de la plage pour un montant de 20 millions de dinars pour fluidifier la circulation au niveau du front de mer.Les marchés n'ont pas été validés à temps par la commission des marchés en raison du non-respect des procédures, indiquent-ils. Selon eux, même les consultations restreintes sont faites de manière opaque, soulignant que les services concernés ne font aucun affichage dans le hall du siège de l'APC et des mairies environnantes comme l'exige la réglementation. Il est à rappeler que le maire qui préside aux destinées de l'APC, Hamri Ali, n'a obtenu lors des dernières élections que 2 sièges sur les 19 que compte l'APC.Il avait été élu sur une liste du Rassemblement national républicain, mais il a rejoint par le FLN depuis plus d'un an. M.Hamri a pu devenir maire grâce aux alliances conclues avec des élus d'autres formations politiques. Les six élus qui contestent sa gestion s'élèvent également contre «la maffia du foncier», en précisant que «de nombreuses personnes se sont accaparées des surfaces de terrains de la commune sans qu'aucun responsable bouge le petit doigt». Ce phénomène a été constaté, selon eux, au niveau du lotissement La Source et Haï Mohamed Boudiaf, où de nombreuses habitations ont été érigées sans permis de construire.Outre ce problème, les élus ont dénoncé la gestion catastrophique du parc automobile et la consommation excessive de carburant, soulignant que les véhicules de la commune sont utilisés de jour comme de nuit, voire durant les week-ends. L'exécutif communal est accusé aussi de n'avoir pas respecté la loi dans l'octroi des plages. Les rédacteurs du rapport citent le cas d'un concessionnaire qui a obtenu une surface au niveau de la plage pour une somme de 92 000 DA sans passer par l'adjudication.Le même espace avait été loué, selon eux, à 1,5 million de dinars l'année passée. Une autre surface a été cédée, selon eux, pour la même personne à 70 000 DA, alors que la délibération de l'APC avait fixé le prix à 300 000 DA. Les élus contestataires estiment qu'«il est nécessaire et même urgent de diligenter une enquête par les services compétents» pour faire la lumière sur la gestion des affaires de la commune.


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