Le gouvernement
semble prendre très au sérieux depuis quelques années le phénomène des
catastrophes naturelles, dont notre pays a fait l'amère expérience à plusieurs
reprises durant cette décennie qui tire à sa fin.
Les inondations de Bab El Oued et le
tremblement de terre de Boumerdès en 2003 sont encore vivaces dans les esprits
marqués par des images qui restent à ce jour insoutenables. C'est à cet effet,
et dans le but de parer à toutes ces catastrophes que nul ne peut prévoir,
notamment les séismes, que les autorités au plus haut niveau ont décidé de mettre
en place une batterie de règles et de lois régissant la construction des
habitations. Périodiquement, ces règles parasismiques sont revues, améliorées
et corrigées par les spécialistes dans le domaine. Trois rencontres ont déjà
été organisées au niveau de Boumerdès, Annaba et Oran autour de la révision des
règles parasismiques en Algérie.
Hier, le ministère de l'Habitat et de
l'Urbanisme, dans le même cadre, a réuni quelque 1.200 universitaires,
chercheurs et experts techniques pour faire des recommandations dans la
perspective de réviser les règles sismiques algériennes élaborées il y a une
dizaine d'années.
Cette journée nationale sur la révision des
règles parasismiques algériennes, organisée au Palais des nations, Club des
pins à Alger, a vu également la participation de nombre de personnes concernées
par l'acte de bâtir, notamment des entrepreneurs en bâtiment. Le ministère de
l'Habitat et de l'Urbanisme a voulu ainsi «ratisser» large pour la mise à
niveau des règles parasismiques qui existent déjà, sachant que notre pays est
situé entre deux plaques tectoniques qui s'entrechoquent régulièrement. Il faut
savoir à ce sujet que depuis l'année 1995, l'activité sismique en Algérie est
devenue très importante, de l'avis des spécialistes. Le séisme de Boumerdès,
qui a fait des milliers de morts, a levé le voile sur une réalité que les
Algériens à tous les niveaux connaissaient déjà. Il s'agit du non-respect des
règles de construction, notamment pour ce qui est des règles parasismiques
instaurées pourtant dans notre pays depuis le séisme dévastateur d'El-Asnam
(Chlef), il y a de cela une trentaine d'années, et qui avait fait 3.000
personnes décédées ainsi que 500.000 sinistrés.
Lors de son allocution d'ouverture, le
ministre de l'Habitat et de l'Urbanisme, Nordine Moussa, a tenu justement à
mettre en garde en rappelant tous les séismes qui ont frappé l'Algérie durant
près d'un siècle. Le renforcement des règles parasismiques est une nécessité, a
déclaré le ministre, en soulignant que cela y va au premier degré pour la
sauvegarde des vies. Pour le ministre, seul le respect des règles parasismiques
basées sur la science et les nouvelles technologies peut faire face à la menace
des séismes.
Le ministère de l'Habitat a chargé à cet
effet depuis quelques années le Centre national de recherche appliquée en génie
civil (CGS) de revoir les règles parasismiques en vigueur depuis l'année 2003. Le
CGS, qui dispose désormais d'un laboratoire (Hall d'essais) au niveau
d'El-Achour à Alger, a pour mission de «contribuer à une réduction appréciable
du risque sismique en Algérie», à travers notamment des activités de recherches
en partenariat avec des pays tels que le Japon et les USA, dont l'expérience
dans le domaine n'est pas à démontrer.
Nordine Moussa a fait savoir par ailleurs
qu'une cartographie des régions où se situent les failles sismiques en Algérie
est en train d'être mise sur pied par le CGS. Le ministre reconnaît cependant que cette
opération est très complexe et nécessite du temps et des recherches.
Interrogé en outre, lors d'un point de presse
organisé en marge du séminaire, sur le nombre d'infractions enregistrées sur
les règles parasismiques par les constructeurs en bâtiment ces dernières
années, le ministre a semblé irrité par la question et répondra que cela n'a
rien à voir avec le sujet. A noter que quatre ateliers sont organisés lors de
cette rencontre nationale sur la révision des règles parasismiques algériennes.
Il s'agit des ateliers «Réalisation et contrôle», «Conception et calcul»,
«Aménagement et urbanisme» et enfin «Prévention et gestion du risque sismique
».
SUPERRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR
- ST ANDRE, France
28/12/2010 - 9664
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Z Mehdaoui
Source : www.lequotidien-oran.com