Boumerdes

Commune de Boumerdès : Des carences malgré l'excédent budgétaire



L'APC a enregistré un excédent budgétaire de 31,2 milliards de centimes.Malgré un excédent budgétaire net de plus de 31,2 milliards de centimes, la commune de Boumerdès accuse un retard de développement flagrant. En apparence, le chef-lieu de wilaya n'a bénéficié que de quatre projets dans le cadre de la commission d'arbitrage de la wilaya.
Au vu de la vétusté de tout le réseau d'assainissement, du manque d'un véritable siège de l'APC et des besoins en développement, le citoyen dénonce la non-prise en charge de ses doléances. Des habitants de la cité 11 Décembre dénoncent la dégradation de leur cadre de vie. «On évolue dans la gadoue. L'Etat a dégagé plus de 5 milliards pour aménager les ruelles du quartier, mais le chantier est bloqué depuis plus de cinq mois», dénonce Salim. A Boukarroucha et Foes, plusieurs quartiers ne sont pas raccordés au réseau d'assainissement. Les projets d'amélioration urbaine patinent. Le mythique site du Rocher tarde toujours à être aménagé malgré l'affectation d'une enveloppe de 46 millions de dinars. Certains avancent «le manque de moyens financiers».
Or, la commune de Boumerdès est considérée comme l'une des plus riches de la wilaya.
Approuvé la semaine passée après trois mois de retard, son budget primitif pour 2021 est estimé à 674 millions de dinars. Quant à sa recette prévisionnelle, elle tourne autour de 63 millions de dinars. Elle n'aura perdu que 10 millions environ durant l'année 2020 par rapport à sa moyenne budgétaire en comparaison avec les exercices précédents.
Un responsable du budget apporte un témoignage édifiant : «J'ai fait plusieurs communes de la wilaya, dont le chef-lieu. Je me suis aperçu qu'il n'y a pas de traditions de gestion à Boumerdès. Alors que dans de petites communes comme Larbatache, les affaires sont généralement correctement menées malgré le peu de moyens financiers.»
Une étude menée dans cette commune par les Drs Chigara Hadjira et Ben Briki de la faculté d'économie et de gestion sur «le Marketing territorial», a révélé «le manque d'initiative, la marginalisation des compétences, l'absence de diagnostic et d'inventaire et le faible recouvrement des recettes». C'est dire que le problème n'est pas seulement l'insuffisance des moyens financiers. Il faut chercher les raisons ailleurs.
Le wali l'a reconnu, avant-hier, lors du séminaire dur les finances locales à l'université M'hamed Bougarra de Boumerdès. «Les instruments de gestion et de suivi des budgets des collectivités locales (C1) (CW1 et CW2) sont dépassées par le temps. Elles ont été réalisées au début des années 1970. L'Etat a engagé des réformes profondes pour remédier à cette situation», a-t-il indiqué. Le Dr Touati a abordé le manque de prérogatives des élus et son impact, soulignant que «les Assemblées élues n'ont que la possibilité de délibérer. Le vrai pouvoir est aux mains des commis de l'Etat que sont le wali, le chef de daïra et le secrétaire général». Des outils de gestion modernes conjugués à une refonte de l'administration algérienne sont donc indispensables.
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