
C'est par un lancement du doublage en kabyle du film L'opium et le bâton, lancement symbolisé par la poignée de mains entre Si El Hachemi Assad, secrétaire général du HCA, de Djamel Foughali, directeur de la culture de la wilaya de Boumerdès, de Ahmed Rachedi, réalisateur, et de Samir Aït Belkacem, artiste, que la caravane culturelle célébrant le centenaire de Mouloud Mammeri (1917-2017) a quitté la wilaya de Boumerdès pour d'autres horizons.Ce lancement a été précédé de la discussion et d'échange d'expériences entre les protagonistes de ce travail artistique. La technique de doublage est nouvelle en Algérie. De plus, le doublage pose un problème linguistique – entre l'arabe et le kabyle — et de synchronisation du jeu des acteurs. Comment concilier les parlers kabyles de différentes régions de Kabylie pour rendre l'œuvre de Rachedi compréhensible à tous ' «Je pense que, globalement, la langue kabyle est la même partout. De plus, je me rapprocherais plus de l'esprit de l'écriture de Mouloud Mammeri pour restituer l'essentiel du message. Parce que lui il réfléchissait en kabyle avant d'écrire», nous confie Samir Aït Belkacem, chargé de la coordination de ce travail.Nous l'avons, en outre, questionné sur un aspect de cette grande œuvre cinématographique qui fait polémique. Il s'agit de l'évocation du nom de Amirouche. Dans une scène, le spectateur comprend que Mustapha Kateb parlait à un prisonnier de Amirouche mais le nom n'a pas été prononcé par l'acteur. N'oublions pas que le film a été réalisé du temps de Boumediène. Par la suite, les Algériens découvriront avec consternation que ce dernier vouait une haine tenace à l'endroit du héros de la guerre de Libération. «Je suis sûr que Mouloud Mammeri était conscient de ce manque. S'il avait refusé cette situation, le film n'aurait été jamais réalisé. L'Histoire lui a fort heureusement donné raison. Rien ne s'oppose présentement à parler de Amirouche.»Ce travail lancé à partir de Boumerdès sera finalisé d'ici 5 ou 6 mois. Il sera financé par le Fonds de développement de l'art, de la technique et de l'industrie cinématographique (FDATIC).Été des artsLa caravane de la célébration du centenaire de l'écrivain et anthropologue Mouloud Mammeri avait posé ses valises le 22 de ce mois à Boumerdès. Durant trois jours, le HCA, la Direction de la culture de Boumerdès et la direction de la maison de la culture Rachid-Mimouni ont déployé des efforts pour animer ces journées axées sur la vie et surtout l'œuvre de Mammeri.Pour ce faire, ils ont parfois décentralisé leurs activités pour aller toucher les jeunes dans leurs communes ou ceux en vacances au bord des plages de Boumerdès. D'ailleurs, la Direction de la culture et la direction de la Maison de la culture Rachid-Mimouni ont intégré les activités de cette caravane dans leur programme estival intitulé «Eté des arts».En effet, ces deux institutions régionales ont mis en exécution un programme culturel qui durera jusqu'au 31 août, c'est-à-dire à la clôture de la saison estivale. «Nous avons intitulé ce programme Eté des arts parce qu'il touche à tous les secteurs de notre culture. En plus, au lieu d'attendre le citoyen venir chez nous, nous allons vers ce citoyen où il se trouve, particulièrement au bord des plages. Ce programme fonctionnera jour et nuit», nous dira Djamel Foughali, directeur de la culture de Boumerdès.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abachi L
Source : www.lesoirdalgerie.com