Deux immeubles qui semblent en ruine
Le séisme de Boumerdes a levé le voile sur le phénomène des malfaçons dans la réalisation des constructions, un phénomène qui, d’ailleurs, était tabou. Un tabou qui n’aurait pu être mis sur le tapis s’il n’y avait pas eu toutes ces victimes lors du séisme de Boumerdes. A Oran, même si les malfaçons ne se sont pas avérées, elles sont redoutées par toute personne qui loge dans des immeubles donnant l’air d’être mal réalisés. Ceci est le cas des familles résidentes dans les 120 logements de la localité de Hassi Ameur. Ces logements n’ont été distribués au profit de leurs occupants que depuis trois années. Elles sont donc nouvellement réalisées et réceptionnées et ne pourraient être considérées comme des habitations vétustes, cependant, elles auraient tendance à donner cet air là. D’importantes fissures ont apparu sur les murs de ces habitations, pis encore, au fil des trois années, les murs ont commencé à s’effriter. Les balcons, eux aussi, sont dans un état alarmant. Quelques habitants de la cité des 120 logements, composée de deux immeubles diront : «Lorsqu’on a réceptionné nos logements, on a constaté quelques malfaçons, des petites fissures sur les murs et une installation de plomberie défaillante. On a procédé à des aménagements d’intérieur mais on ne pensait pas que le mal était profond. De jour en jour, les fissures s’approfondissaient, mais ce qui nous a le plus alarmés, ce sont les effritements. On vit dans la peur de voir nos immeubles s’effondrer tels des châteaux de carte, si un tremblement de terre survenait». Nos interlocuteurs ont précisé que le projet des 120 logements a été réalisé par l’OPGI et réceptionné en 1996. Cependant la distribution de ces logements inscrits dans le cadre du social ne s’est faite qu’en 2004. Ceci dit, ces logements sont restés fermés prés de dix années, attendant l’établissement de la liste des bénéficiaires par la commune de tutelle, soit Hassi Bounif. Prés de dix années durant, ces logements ont subi des actes de vandalisme et ont subi les effets du temps qui passait. L’on apprendra que peu de temps avant la distribution de ces logements, l’OPGI y a effectué des travaux de remise en état, une sorte de réhabilitation. Toutefois, selon les bénéficiaires, lorsqu’ils ont bénéficié de leurs logements, ils étaient dépourvus de canalisation du réseau de l’eau potable, et même l’installation électrique était défectueuse. Quant à l’installation du gaz de ville, à ce jour, elle fait toujours défaut. Les habitants de cette cité ajouteront que les murs sont tels des passoires, laissant filtrer l’eau pluviale en hiver. Les riverains ont déclaré qu’ils ont, à maintes reprises, interpellé l’OPGI pour entamer une opération de réhabilitation des deux immeubles constituant la cité des 120 logements de Hassi Ameur mais que leurs appels n’ont toujours pas eu l’écho escompté. Ils ont déclaré que ,face au black-out de l’OPGI, ils ont décidé de ne plus lui régler les redevances de loyer. Il n’est pas question, selon eux, qu’ils continuent à payer pour des logements qui risquent de leur tomber sur la tête à tout moment.
Hafida B.& A.K.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com