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Chabet El Ameur : Les villageois crient leur ras-le-bol



Las des promesses sans lendemains, la population de Matoussa a bloqué le siège de l'APC de Chabet El Ameur durant plusieurs jours.Les griefs ne datent pas d'aujourd'hui. Cette région montagnarde, distante d'une quarantaine de kilomètres du chef-lieu de la wilaya de Boumerdès, est en marge du développement. «Nous n'avons ni réseau d'assainissement, ni route réellement praticable, encore moins le gaz», se plaint un citoyen.
Un autre ajoute : «Nos enfants endurent les pires vicissitudes quand ils doivent se rendre à l'école. D'abord, ils sortent tôt le matin dans l'obscurité faute d'éclairage public. Puis, le transport scolaire est défaillant. A midi, ils se contentent d'un repas froid ou d'une galette maison.»
Le P/APC de Chabet El Amer, M. Mzala, confirme cette situation : «C'est vrai que le projet du réseau d'assainissement attend toujours le déblocage de l'enveloppe financière. Le problème du gaz est assez paradoxal.
Matoussa a été la première localité à voir l'entame des travaux. Mais l'entreprise chargée de la pose des conduites a marqué un arrêt durant des années. Finalement, les autres régions ont fini par avoir le gaz avant Matoussa.
Il serait question d'une reprise. Pour la route, il reste quelques kilomètres à bitumer. Ces trois problèmes ne dépendent pas de la commune mais de la wilaya.» Toutefois, le maire reconnaît que l'éclairage public dépend de ses compétences et promet de procéder à l'installation du LED. «Enfin, la cantine sera livrée incessamment», assure-t-il.
Ce ne sont pas là les seules difficultés que vit la commune de Chabet El Ameur. D'autres localités attendent également des projets de développement susceptibles d'améliorer leur vécu.
Toutefois, la configuration disparate de ses nombreux villages rend la gestion complexe et problématique, notamment devant la centralisation des inscriptions des projets. En outre, la daïra des Issers dont elle dépend est sans chef de daïra depuis mai dernier suite «à la mise à la retraite forcée» de celui qui était en poste.
L'administration centrale n'a toujours pas désigné son remplaçant. En attendant, l'intérim est assuré par le chef de daïra de Boudouaou. Difficile dans ces conditions d'espérer une prise en charge sérieuse des revendications des citoyens.
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