Boumerdès - Arboriculture

Chabet El Ameur (Boumerdès) - la Fête de la figue à Aït Ali

Chabet El Ameur (Boumerdès) - la Fête de la figue à Aït Ali


Le village d’Aït Ali, dans la commune de Chabet El Amer, innove en organisant la fête de la figue, une première du genre! La journée de samedi a été une occasion pour une trentaine d’agriculteurs de présenter leur production.

Des organismes comme la Chambre de l’agriculture, la CRMA et différentes administrations concernées ont donné des informations concernant la production de ce fruit séculaire, lié à la vie quotidienne des habitants de toute la région côtière de l’Algérie, notamment la Kabylie. Associée à l’huile d’olive, qu’elle soit sèche ou fraîche, la figue recèle des vertus nutritives, mais aussi médicinales.

Selon, le représentant de la Chambre de l’agriculture de Boumerdès, «la production de ce fruit au niveau de la wilaya est estimée à 60.000 quintaux par an». Mais cette production reste encore à l’état traditionnel.

Un membre d’une association locale, co-initiatrice de cette fête annuelle, résume l’objectif assigné à cette manifestation: «Il s’agit de donner une dynamique socio-économique à la région et de valoriser la production en passant à une phase extensive et intensive.» L’ambition est d’attirer des investisseurs.

M. Kechir, de la Chambre de l’agriculture, parle de la nécessité de «parvenir à des plantations de 400 à 500 figuiers par hectare». C’est clair, on préconise d’arriver à des exploitations de moyenne et grande superficies. Le projet est réalisable à condition d’organiser le secteur.

Pour l’instant, le citoyen se plaint de la cherté de ce fruit qui, il n’y a pas si longtemps, constituait une source de consommation peu chère, pour ne pas dire à la portée du pauvre. Malheureusement, les étals le proposent à des prix exorbitants, entre 250 et 350 DA.

Autrement dit, plus onéreux qu’un fruit importé comme la banane. Le producteur, lui, fait valoir l’augmentation des frais, notamment les dépenses supplémentaires dues au traitement des maladies, ainsi que le manque de main-d’œuvre lors des cueillettes. Pourtant, la figue peut facilement être exportée et devenir une source de revenus en devises, nonobstant la création d’emplois aussi bien par l’extension des terrains de production que par l’implantation d’une industrie agro-alimentaire.


Lakhdar Hachemane



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