Après les pénuries, place aux pannes! La semaine écoulée a été marquée par un nouvel épisode du mauvais «feuilleton» de la crise de l'eau. Une série de problèmes techniques est revenue accentuer encore plus le stress hydrique. La Société des eaux et de l'assainissement d'Alger (Seaal) a publié un communiqué qui tombe comme un couperet sur la tête des habitants des wilayas d'Alger et de Tipaza. Cette société, qui gère l'assainissement et la distribution de l'eau de ces deux régions, a fait savoir que de grandes perturbations vont être enregistrées dans une trentaine de communes. La Seaal a indiqué que les choses devraient rentrer dans l'ordre, à partir de la fin de la semaine. Mais jeudi dernier, un autre communiqué a annoncé que ces grosses perturbations dans l'alimentation en eau potable vont encore durer, sans donner de «deadline» pour un retour à la normale. La raison de ces coupures est due aux...intempéries! «Une turbidité élevée des eaux brutes des barrages à l'arrivée des stations de traitement SAA et Boudouaou», a souligné la Seaal. «Cela nécessite un réajustement du processus de traitement, afin de garantir une bonne qualité de l'eau», a ajouté la même source. Les travaux d'entretien entrepris durant toute la semaine «n'ont pas suffi après que le degré de turbidité de l'eau a dépassé les normes établies», précise encore cette entreprise. Pis encore, la wilaya de Boumerdès vient s'ajouter à la liste des régions privées d'eau à cause du mauvais temps. L'Algérienne des eaux (ADE) qui s'occupe de la gestion dans cette wilaya, indique que la station de dessalement d'eau de mer de Cap Djinet est en panne. «Cela est dû à un problème technique causé par les récentes perturbations météorologiques», justifie-t-elle aussi. Une vingtaine de communes de Boumerdès seront touchées par de grosses coupures de l'AEP. La wilaya de Béjaïa n'a pas échappé à ce calvaire. Les services de l'ADE ont arrêté le processus de pompage de l'eau du barrage de Tichy-Haf Bouhamza. Comme pour Alger, Tipaza et Boumerdès, c'est la «turbidité» de l'eau qui est mise en cause.«La raison de l'arrêt du traitement de la barrière d'eau est due à la turbidité de la richesse en eau collectée dans le barrage et au changement de couleur de l'eau en boueuse, après la chute d'importantes quantités de pluies récentes», soutient l'ADE. Un véritable paradoxe. Les Algériens pensaient que l'arrivée des pluies allait atténuer leur soif, c'est le contraire qui s'est produit! Elles les ont plongés dans une nouvelle crise de l'eau, avec des quartiers qui n'ont pas eu une goutte dans les robinets, depuis une dizaine de jours, ce qui est très dommageable pour les habitants de ces wilayas en proie, depuis plusieurs mois, à des restrictions de l'eau. Leur colère gronde, ce qui risque de nous mener vers de nouvelles émeutes, à cause de l'eau. Pouvions-nous éviter cette situation' Certes, l'une des causes principales de la turbidité sont les pluies abondantes et les inondations. Néanmoins, le mauvais entretien des barrages et leur envasement sont aussi à l'origine de ce genre de problème. L'Algérie qui a vu ses barrages «asséchés» durant l'été dernier devait en profiter pour leur désenvasement à moindre coût. Or, selon de nombreux experts, l'opération n'a pas atteint les objectifs qui ont été tracés, ce qui fait que nombre de ces retenues d'eau sont, encore, dans un état catastrophique. Ce qui pousse les mêmes spécialistes à s'interroger sur les raisons d'un tel manquement' Quoi qu'il en soit, la pénurie de l'eau n'a pas fini de faire parler d'elle...
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Walid AIT SAID
Source : www.lexpressiondz.com