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Tourisme : La bureaucratie freine les investissementsLa bureaucratie a la peau dure dans la wilaya de Boumerdès. Les investisseurs en pâtissent énormément. Certains dénoncent surtout les entraves dressées devant eux par les services de l'urbanisme. Un hôtelier ayant bénéficié d'un terrain de 2760m2 à Corso a déclaré lors d'une rencontre à la wilaya n'avoir pas pu ouvrir son établissement à cause des retards mis par la DUC pour approuver la demande du permis modificatif des plans avec des ascenseurs comme nouveauté. Des plans qui, selon lui, ont été pourtant validés par le CTC.
Même complainte d'un investisseur qui peine à poursuivre les travaux de construction de son projet d'hôtel au front de mer à Boumerdès à cause de la non- régularisation de sa situation, après avoir empiété sur un terrain domanial. Le gérant de l'hôtel Bouzegza, achevé depuis plus d'une année, lui, attend toujours la délivrance du certificat de conformité pour entrer en activité. Ce sont là quelques exemples qui démentent le discours officiel quant aux facilités et avantages accordés aux investisseurs.
A noter que sur 58 projets touristiques agréés par l'Etat, 37 ne sont pas encore entamés, tandis que 5 autres sont bloqués depuis des lustres pour diverses raisons.
Naciria : à quand l'ouverture de la piscine '
L'ouverture de la piscine de Naciria se fait toujours attendre. Achevée depuis plus de trois ans, cette infrastructure se dégrade de jour en jour avec la présence d'infiltrations d'eau en certains endroits à cause de la mauvaise qualité des travaux. Les responsables de la DJS ont invoqué mille et un prétextes pour justifier le report de sa date d'ouverture. «Auparavant, on a invoqué l'absence de murs de clôture, puis on a parlé du manque d'argent pour l'aménagement des espaces extérieurs et de l'acquisition d'une chaudière et autres équipements. Mais les responsables de la DJS n'ont jamais tenu leurs engagements», s'indigne un membre de l'Union sportive Naciria, en rappelant les bienfaits de la natation pour le corps et la santé de l'être humain. L'association compte, selon lui, plus de 90 adhérents qui pratiquent la natation au niveau de la piscine des Issers en payant 1200 DA/mois chacun.
Issers : Les chiens errants prolifèrent
Les chiens et les chats errants sont visibles à chaque coin de rue aux Issers. Ces bêtes, qui rôdent autour des poubelles, constituent une véritable menace, terrorisant grands et petits. Un sexagénaire affirme avoir été mordu la semaine passée à la cité des 60 Logements. «Chaque matin, je trouve une meute de chiens à l'entrée de l'immeuble. Nos enfants ne peuvent plus sortir seuls», dénonce-t-il. Un habitant de la cité Chaâbani, lui, dit avoir été attaqué par un chien à l'aube, à la faveur de l'obscurité. «J'ai été sauvé par des jeunes du quartier, mais je m'en suis sorti avec une blessure au genou, qui m'a obligé à faire trois injections pour me prémunir contre la rage», relate-t-il. La direction de la santé fait état d'une moyenne de 5000 morsures par an à travers la wilaya, rappelant qu'un cas de décès a été enregistré en avril dernier à Figuier. Le coût des soins prodigués aux personnes mordues est évalué à 25,8 millions de dinars annuellement. Une somme qui pourrait servir à la réalisation de trois stades mateco en ces temps de vaches maigres.
Des écoles transformées en résidences !
Certaines écoles primaires de la wilaya de Boumerdès ressemblent à de petites cités d'habitation. Ce phénomène entrave énormément la scolarité des élèves. L'école primaire Saïd Challal de Béni Amrane compte une dizaine de logements de fonction, dont la plupart sont occupés par des retraités, leurs proches ou des étrangers au secteur. Cela se passe au moment où les élèves sont astreints au système de double vacation en raison du manque de salles. L'établissement, le plus grand de toute la commune, offre une image hideuse, avec des classes en préfabriqué très dégradées et une cantine fermée depuis 2003, à cause de sa détérioration. «Les va-et-vient des résidents et autres domestiques nous importunent énormément. Parfois, on oublie qu'on est dans une école», dira une enseignante. Même problème au niveau des écoles primaires de Thyza, Bouaidel et du chef-lieu de Ammal.
Ces établissements comptent trois logements de fonction chacun, mais la plupart sont habités par des retraités, dont certains ont bénéficié de logements ailleurs tandis que d'autres ont obtenu des aides dans le cadre de l'habitat rural.
Logement : 1000 LPA non lancés
Le programme des 1000 logements publics locatifs (LPA) affectés au profit de la wilaya de Boumerdès risque de connaître le même sort que les précédents.
Ce quota, très insuffisant par rapport à la demande, a été réparti à travers une dizaine de localités de la wilaya. Cependant, aucun projet n'a démarré. «On nous a donné de faux espoirs. Tout le monde s'est précipité pour déposer son dossier avant la fin des délais fixés pour fin avril. Depuis, on n'a rien vu. Les projets et nos dossiers sont toujours dans les tiroirs», dénonce Khebbad Sylia, une enseignante qui a postulé pour le programme des 100 unités prévues à Corso.
A noter que les communes de l'est de la wilaya n'ont eu droit à aucun quota. Contrairement aux localités à vocation agricole du versant nord de la Mitidja, telles que Ouled Haddadj (140), Khemis El Khechna (100), Hammadi (50) qui, pourtant, avaient bénéficié d'importants projets de même type par le passé
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