Hammadi : Les constructions illicites prolifèrent
Les autorités de la commune de Hammadi semblent incapables de mettre un terme à la prolifération des constructions illicites. Il y a presque une année, les services de l'urbanisme de l'APC ont recensé 183 habitations qui ont été édifiées en violation des normes en vigueur. Au moins 92 arrêtés de démolition avaient été établis, mais cinq seulement ont été exécutés.
Le silence et le laxisme des services concernés n'ont fait qu'amplifier le phénomène avec ses effets néfastes sur le cadre de vie et la sécurité des citoyens. Que ce soit à Ouled Brahim, à Ben Hamza ou dans d'autres quartiers de la commune, de nombreuses constructions anarchiques poussent encore comme des champignons dans l'indifférence, voire parfois la complicité des services devant agir contre les contrevenants. Cette mission échoit en premier lieu aux membres de l'exécutif communal, mais ces derniers ne s'évertuent guère à aller sur un terrain miné afin de ne pas se faire de nouveaux ennemis et subir la furie des occupants des constructions illicites.
Ouled Haddadj : Une ZAD en attente d'investisseurs
Créée il y a plus de vingt ans, la zone d'activité et de dépôt (ZAD) d'Ouled Haddadj n'abrite aucune unité industrielle. Il a fallu attendre l'inscription d'un projet de logement pour que les autorités locales se rendent compte de l'existence de cette zone qui s'étale sur 24 hectares. Une surface qui aurait pu aider au lancement de nombreux projets d'investissement, bloqués faute de foncier industriel. «On a été surpris d'apprendre que cette zone existe sur les papiers depuis les années 1990, alors que des centaines de projets ambitieux moisissent encore dans les tiroirs de l'administration à cause de l'indisponibilité du terrain», dira un employé de l'APC. Reste à savoir si le Cneru rattrape le coup en cédant la ZAD en question au profit de la wilaya ou pour les opérateurs économiques, les vrais, pas les spéculateurs fonciers.
Chauffage dans les écoles : Des subventions non consommées
Les élus de la commune de Boumerdès semblent plongés dans un sommeil très profond. Selon nos sources, cette municipalité dort sur un matelas financier de l'ordre de 305 milliards de centimes.
Au moins trois subventions destinées à l'installation et à l'entretien des chaudières au niveau des écoles primaires ne sont pas encore consommées. Deux enveloppes financières de 3 millions de dinars chacune ont été dégagées en 2015. Elles devaient servir à l'étude, le suivi et l'installation de chaudières centrales au niveau des écoles primaires Boumerdassi Brahim et Hamdani Ali.
Les marchés ont été octroyés à une seule entreprise (BET Hamzaoui) depuis plus de six mois, mais les travaux peinent à être entamés, a-t-on appris auprès de parents d'élèves. En 2017, l'Etat a accordé une autre aide de 2 millions de dinars pour assurer l'entretien des équipements de chauffage des écoles de la commune. Mais rien n'a été fait, et ce, malgré l'arrivée prématurée de la saison des grands froids.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R Kebbabi
Source : www.elwatan.com