La décision de geler la commercialisation des engrais granulés à travers le territoire national a provoqué le courroux des fellahs et notamment les maraîchers, à la veille du démarrage de l'importante campagne de plantation de la pomme de terre de saison. Cette décision a provoqué depuis quelques semaines un véritable mouvement de protestation des agriculteurs de la région de Boumerdès. Ces derniers viennent de tirer la sonnette d'alarme en exposant leur préoccupations à la chambre de l'Agriculture de la wilaya. «Si la situation n'est pas débloquée dans les jours qui viennent, je serai contraint d'abandonner la mise en place de ma culture», déplore un agriculteur de la localité de Hammadi à l'Ouest du chef-lieu de la wilaya. Contacté par nos soins, le directeur des Services agricoles de Boumerdès sur le problème de l'indisponibilité des fertilants granulés, celui-ci nous a déclaré que son département ne peut que constater l'absence des engrais, car selon lui, «un service de l'industrie a décidé de geler la vente des engrais aux coopératives agricoles». D'autre part, selon certaines sources, il s'agit plutôt d'une affaire liée à la sécurité car, certains éléments chimiques comme le nitrate serait employé dans la fabrication artisanale des explosifs utilisés par les groupes terroristes. Par ailleurs, aux dernières nouvelles, nous avons appris qu'une commission inter-ministérielle composée de responsables de l'Intérieur, de l'Agriculture et de l'Industrie, est actuellement à pied d'?uvre pour finaliser les modalités de vente et d'emploi des engrais granulés aux agriculteurs et cela serait l'affaire de quelques jours. D'autre part, en plus de la pénurie des engrais granulés, les agriculteurs, particulièrement ceux de la Mitidja, font face, ces derniers temps, à l'absence des pluies depuis maintenant près d'un mois. Pour cette raison, l'inquiétude des fellahs céréaliers, notamment, se fait sentir de plus en plus car si la persistance de ce début de sécheresse se confirme, il ne restera aux acteurs du monde agricole que de déclarer la campagne à blanc. Du coup, chaque jour que Dieu fait, nos infortunés agriculteurs scrutent le ciel chaque matin dans l'espoir de l'arrivée d'une dépression synonyme de pluie.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : K R
Source : www.lequotidien-oran.com