Des centaines de personnes de tout âge se sont jointes hier, après la
prière du vendredi, à la marche pacifique à laquelle avait appelé mercredi
dernier le comité des villageois de la commune de Baghlia, située à 45 km à
l'est du chef-lieu de la wilaya de Boumerdès. Pour rappel, le 24 mai dernier,
les habitants du chef-lieu de la commune en question étaient sortis dans la rue
spontanément pour dénoncer en substance le climat de peur et d'insécurité qui
règne aux quatre coins de la région et dénoncer le phénomène des rapts.
Hier, les manifestants étaient
encadrés par les 10 membres du comité des villageois qui ont conduit
l'imposante marche à travers les principales artères du chef-lieu de la
commune, avant de faire une halte devant le siège de la daïra dans le but de
remettre une lettre de revendications contenant plusieurs points relatifs en
particulier à la sécurité des citoyens qui, selon les représentants des
habitants, doit être assurée par l'Etat et ses différents corps des services de
sécurité.
C'est le chef de daïra qui les a
reçus et a exprimé sa profonde sympathie avec la population et la famille des
deux otages que détiennent des groupes armés. La dernière victime de ces
groupes est un exploitant agricole kidnappé dans son champ, le 8 mai dernier,
par un groupe armé de l'ex-GSPC, probablement la katibet El-Ansar.
Des pères de famille présents
lors de la marche d'hier nous ont déclaré : «Nous sommes de simples pères de
famille qui travaillons la terre depuis longtemps. Il ne faut pas croire que
nous sommes des milliardaires car nous vivons seulement du gain de notre
terre». Et d'ajouter : «Désormais, nous allons nous organiser de manière à ce
que les groupes terroristes soient bannis de notre région, car il faut que le
mur de la peur soit brisé un jour ou l'autre».
Par ailleurs et en guise de
solidarité comme pour la marche de la semaine passée, tous les commerçants de
la ville ont baissé rideau pour participer avec la population à cette journée
de protestation contre le terrorisme.
Aussi, à l'approche de la
campagne des vendanges, il ne se passe pas un jour sans que des vignerons
soient rackettés par des groupes terroristes.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : K R
Source : www.lequotidien-oran.com