Après les communes de l'Est de la wilaya
qu'il a inopinément visitées dernièrement, M. Brahim Merad, wali de Boumerdès, est
allé cette fois-ci à la rencontre des habitants des villages de la commune de
Chaâbet El-Ameur située à 35 km au sud-est du chef-lieu de la wilaya.
Il faut souligner que cette localité rurale
comprend près de 14 villages épars et enclavés d'où les énormes difficultés de
vie auxquelles restent confrontés les villageois.
C'est dans cette optique que le premier responsable de Boumerdès a
voulu prendre le pouls de cette population en proie aux multiples vicissitudes
générées par le sous-développement de cette contrée.
Accompagné des responsables des principaux secteurs à l'instar de
l'hydraulique, de l'urbanisme et de la construction, de la jeunesse et des
sports et de la santé, M. le Wali a entamé son périple au village agricole de
Chaâbet El-Ameur, précisément au niveau de l'unique salle de soins de ce
village, dépourvue de médecins, ce qui oblige les malades à se déplacer vers le
chef-lieu de cette commune ou plus loin encore, la ville des Issers, avec tous
les désagréments que cela implique. Par ailleurs, les représentants de ce
village ont saisi cette opportunité de la présence sur les lieux du wali pour
exposer l'ensemble des problèmes que rencontrent les citoyens quotidiennement.
Il s'agit essentiellement des sempiternelles dégradations des routes, des
incessantes et longues coupures d'eau, tout en reconnaissant au passage qu'il y
a abus dans l'organisation de la distribution du fait de l'utilisation
excessive par certains nantis de pompes à eau et de surpresseurs. D'autre part,
il a été signalé la vétusté du réseau d'assainissement de tout le village,
lequel ne répond plus aux besoins toujours grandissant de la population.
Après avoir longuement écouté les doléances des citoyens, le wali,
tout en reconnaissant les disparités qui existent entre les différentes
localités, a tenu à rassurer tout le monde quant à l'objet de cette sortie qui
a pour objectif de recenser les insuffisances de développement et de voir
quelles sont les voies et le actions à entreprendre en vue d'améliorer un tant
soit peu les commodités de vie des habitants. A Matoussa, le chef de l'exécutif
s'est attardé au niveau du point d'affaissement de la seule route menant à ce
bourg, ce qui représente un réel danger pour la sécurité des habitants. A ce
titre, M. Merad a instruit sur-le-champ ses collaborateurs pour inscrire la
réalisation d'un ouvrage d'art en extrême urgence afin d'éviter à l'avenir
toute conséquence fâcheuse particulièrement en cette période hivernale. A
l'instar des autres villages, Matoussa, la plus importante agglomération de
Chaâbet El-Ameur, est confrontée aux identiques problèmes.
Néanmoins, les représentants de Tadjemaat, en plus de plusieurs
préoccupations soulevées, ont exprimé également l'absence d'annexe
administrative. L'absence de cette structure contraint les villageois à faire
de longs déplacements vers le centre-ville, ce qui engendre un afflux
considérable vers les services administratives de la mairie de Chaâbet.
L'ouverture d'annexe administrative est vivement souhaitée par les
citoyens rencontrés à travers les différents villages visités. Au problème
curial de manque d'eau au niveau des villages de basse et haute Matoussa, le
directeur de l'hydraulique a révélé qu'une deuxième conduite d'AEP sera
réceptionnée dans un proche avenir, ce qui réglera partiellement le problème en
attendant la concrétisation de l'opération de raccordement de toute la localité
de Chaâbet El-Ameur au STET (système de transfert des eaux du Taksebt).
Poursuivant son périple vers la localité d'Amara, le wali s'est
rendu compte de l'état de dégradation avancé de la route d'Ioulachene vers
Beni-Brahim sur une distance de plus de 4 km et pour laquelle l'APW a dégagé
une enveloppe de 15 millions de DA en plus d'un milliard de centimes sur PCD
pour la réfection de celle-ci. Les enveloppes s'étaient avérées insuffisantes
pour prendre en charge cette importante opération.
Aussi, le wali a instruit le directeur des travaux publics à
prendre des mesures urgentes pour l'achèvement des travaux. Au récurrent
problème d'eau soulevé par les citoyens de ce village, le DHW a préconisé la
solution du captage des sources pour l'alimentation Beni-Brahim.
Enfin, à Ouled Boudoukhane, l'épineux problème de l'inactivité de
la seule structure sanitaire a été au centre des débats entre le wali et les
habitants. Il est utile de relever que cette infrastructure de santé a subi
d'importants dégâts à la suite d'un acte de sabotage des groupes terroristes.
Toutefois les citoyens se sont engagés à la préserver dans le cas de sa
réhabilitation. De son côté, le wali a pris la décision de dégager une
enveloppe financière dans le cadre du PCD pour son aménagement et sa remise en
état, à charge de la direction de la santé de l'équiper et de l'encadrer. En
outre, les services de la construction et de l'urbanisme prendront en charge
l'accès routier menant à cette structure. En conclusion, la commune de Chaâbet
El-Ameur bénéficiera pour les besoins de ses structures sanitaires de
l'affectation de 7 médecins dans le cadre d'une opération de recrutement de la
DSP. A noter aussi que cette commune a fait l'objet d'un choix de 14 sites pour
l'amélioration urbaine.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : K R
Source : www.lequotidien-oran.com