Boumerdes

BOUMERDES Le désespoir d'une famille



Le calvaire qu'endurent les Housseinidepuis les dernières intempéries n'a d'égal que le désespoir devenu quotidienpour une famille qui, durant des décennies, a fait face aux imprévus de la vie.Le père Hassan très affaibli par une longue vie de labeur ne s'attendait pas àvoir sa progéniture s'éparpiller un jour. Mais ce qui fait le plus mal auvieillard c'est l'indifférence et le mépris affichés par l'administration àleur égard. N'en pouvant plus c'est son fils aîné El-Hadi, père d'une petitefille, qui revient sur la situation que vit sa famille. «Nous sommes unefamille composée de vingt et un membres. A la sueur de notre front et avec dessacrifices énormes nous avons construit notre demeure sans demander l'aide depersonne» et d'enchaîner «depuis trente jours et après les dernières pluiesnotre demeure a subi d'énormes dégâts suite à un glissement du terrain. Nousdûmes alors la quitter dans la précipitation et se réfugier chez les voisins etproches. Nous avons alerté la mairie, un constat a été établi: même lespompiers ont dressé un rapport précisant qu'on ne pouvait demeurer dans labâtisse tant il y avait un risque d'effondrement». Aujourd'hui les Housseini nedemandent qu'à rester dans leur douar de Bouhssaïne, ils sollicitent une aidedes autorités de la wilaya en bénéficiant du fond des catastrophes naturelles,car explique l'aîné des Housseini, cette situation est insoutenable pour toutela famille qui se retrouve séparée, logée par des âmes charitables. Lui-mêmeest séparé de sa petite fille et de son épouse qui sont chez ses beaux-parents.Le maire de Taourga que nous avons contactés, confirme la situation desHousseini, il avance qu'il a transmis une correspondance accompagnée d'un P.Vde constat établi par la protection civile ainsi que par les services de laSLEP mais jusqu'à aujourd'hui (dimanche dernier) aucune réponse de la tutellene nous est parvenue, précise-t-il. Ajoutant que l'APC ne dispose d'«aucuneinfrastructure pouvant alléger les souffrances de cette famille car lesderniers chalets de Taourga ont été distribués, il y a deux mois. Mais lesHousseini qui vivent de la terre ont émis le voeu de demeurer à Bouhssaïne touten priant surtout le wali, avance le vieux Hassen pour qu'il leur affecte un oudeux chalets afin de réunir sa famille. Il est à notre que la région de Taourgan'a jamais enregistré ce phénomène de glissement de terrain qui a d'ailleursoccasionné des dégâts au niveau des principaux axes routiers de la commune àsavoir: le CW32, le CW15 et certains chemins communaux. Ceci dit, une familleentière attend désespérément d'être réunie dans un chez-soi que le vieuxHousseini a mis toute sa vie pour bâtir. Lui qui a fait face à toute agressionhumaine s'est avoué vaincu devant la force de la nature.
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