Des patriotes de la wilaya de Boumerdès sont en colère. Dans une lettre adressée au Premier ministre, Ahmed Ouyahia, dont une copie est parvenue avant-hier à notre rédaction, ils dénoncent la vie de misère qu'ils mènent et demandent la concrétisation des promesses qui leur ont été faites en 1997.
«Nous dénonçons cette tendance à vouloir jouer de notre avenir et de celui de nos enfants», écrivent ces patriotes qui ont bravé tous les dangers et risqué leur vie et celle de leurs proches dans une région infestée de centaines, sinon de milliers de terroristes dans les années 1990. Parlant de leur situation sociale, les auteurs de la lettre adressée à M. Ouyahia affirment qu'ils ne disposent pas des moyens les plus élémentaires pour subvenir aux besoins de leurs familles. «Nous nous sommes sacrifiés pour le pays durant ce qui est appelé la décennie noire.
Et au moment où certains avaient même peur de sortir de chez eux, nous avons prie les armes pour combattre les ennemis de la nation», rappellent-ils avant de s'interroger : «Est-ce que la contrepartie de la défense du pays, c'est la marginalisation '» Ce groupe de patriotes de Boumerdès insiste, dans sa lettre, sur les promesses faites, notamment celles consistant en une aide financière pour la construction d'un logis. «On nous avait même demandé de fournir un dossier et, jusqu'à ce jour, il n'y a rien», soutiennent-ils. Ces citoyens, qui ont pris hier les armes contre le terrorisme, se sentent réellement trahis. Ils disent que ce n'est pas avec 20 000 DA qu'ils peuvent subvenir aux besoins de leurs familles. Ils vivent dans le dénuement.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R P
Source : www.elwatan.com