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Boumerdès : Alrecc prend en otage des milliers de travailleurs



Des centaines de travailleurs du bâtiment observent depuis ce début du mois de Ramadhan un rassemblement devant le chantier de construction d'un pôle technologique et un bloc administratif pour le compte de Cetim Boumerdès, qui dépend du groupe Gica.Ils revendiquent 4 mois de salaires et deux reliquats impayés. «Je n'ai pas de quoi passer ce mois de jeûne et c'est une situation qui dure depuis quelques mois déjà. On nous remet deux mois de salaire tous les six mois. Ils nous tuent au compte-gouttes, à petit feu», se plaint un sexagénaire. Un autre dénonce : «Les responsables de Cetim ont remis un chèque de 4 milliards au premier responsable d'Alrecc, groupement dont dépend notre entité CET.
Mais, il est question aussi que le projet du pôle technologique de Gica à Boumerdès soit finalisé en 18 mois. Dans le cas contraire, le contrat sera résilié et on se retrouvera au chômage.» Selon un responsable de CET, «ils sont plus de 4000 travailleurs, entre administratifs, chefs de chantier et ouvriers de Cheliff à Ghardaïa en passant par Boumerdès, à attendre des paies qui n'arrivent que sporadiquement.
C'est tout le groupe Alrecc avec ses 13 entités qui risque l'effondrement total à tout moment. En face, il y a des entreprises qui ne nous paient pas des projets réalisés, comme l'ENPI». Pis encore, c'est toute la machine du bâtiment qui est frappée de plein fouet par cette crise qui perdure et qui a des conséquences graves sur même les projets de construction de logements.
Le 6 mai, au moment où se tenait le sit-in, le cortège de la ministre de l'Energie et des Mines devait se rendre à une entreprise située à proximité du lieu du rassemblement. Une réunion s'est tenue avec les responsables dont la teneur des discussions n'a pas été révélée quant à la prise en charge sérieuse du problème.
En fait, ce problème est du ressort d'un gouvernement qui doit statuer sur le sort non seulement d'un groupe, Alrecc, mais aussi sur celui d'un secteur, le bâtiment. En attendant, les solutions de bricolage tentent de trouver quelques sous pour faire patienter des travailleurs déjà affamés et qui risquent à tout moment le pire : la compression.
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