
Lundi, le professeur Abdelhakim Bentelis, recteur de l'université M'hamed-Bougara de Boumerdès (UMBB) a passé une matinée faste.Entouré de ses proches collaborateurs et en présence du P-dg de l'Entreprise nationale des travaux aux puits (ENTP) Brahimi Hamoudi, du P-dg du Centre d'études et de services technologiques de l'industrie des matériaux de construction (Cetim) Aziz Daoudi et les représentants d'entreprises publiques Enafor (services liés aux forages), Engeo, (travaux publics et ouvrages d'art) Orgm (minerai) Ensp (travaux pétroliers) et Divindus – un nouveau regroupement d'entreprises publiques industrielles –, venait, en effet, de parapher six contrats de partenariat dans le domaine de la formation particulièrement la prise en charge des stages pratiques.Un contrat similaire a été signé avec la firme Siemens un mois auparavant. A l'occasion, le recteur a tenu à faire une précision importante. L'université en général forme et n'est pas tenue par l'obligation de recrutement des diplômés.Souvenons-nous, il y a quelques mois, des étudiants de la Faculté des hydrocarbures de l'Umbb ont occupé la rue et fermé les portes de l'université exigeant de la même université de prendre en charge leur recrutement par des entreprises.Après la cérémonie de signature, le professeur Bentelis prit la parole. «Je ne signe pas une convention pour prendre un café avec mes partenaires mais pour la concrétiser», affirme-t-il. Par cette déclaration, le patron de l'Université de Boumerdès tenait à rassurer ses nouveaux partenaires quant à la bonne exécution de ces contrats et, par la même, à se démarquer des habitudes du passé où on a assisté à des signatures d'accords soit avec d'autres établissements universitaires soit avec des entreprises industrielles mais qui ne sont que rarement suivis d'effet.Au cours de cette rencontre, la discussion entre opérateurs économiques sérieux et les universitaires a tourné autour de la nécessité d'instaurer des liens durables autour de la formation selon les besoins des entreprises. Il se dégage, selon les propos du professeur Bentelis, que l'université est prête à assurer une formation à la carte. «Sur le long terme, nous devons former à la demande suivant le développement de l'entreprise algérienne. Nous ne devons plus nous contenter de former des chômeurs», dira-t-il. La réponse du P-dg de l'ENTP va dans le même sens «il est nécessaire de réviser les programmes de formation et de nous y associer à cette reformulation. Cette formation doit répondre aux besoins de l'entreprise et l'évolution technologique.» Le professeur Bentelis et le P-dg de l'Entp posent avec acuité le dilemme auquel est confrontée l'Université algérienne.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abachi L
Source : www.lesoirdalgerie.com