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BOUMERDÈS



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Un de ces jours, les autorités de la ville de Boumerdès vont se retrouver avec une grève des médecins spécialistes exerçant au sein de la polyclinique du centre-ville (ex-Hospa), non pas pour réclamer un quelconque droit social, mais tout simplement pour dénoncer un état de saleté de l'environnement immédiat de leur établissement où l'on voit chaque jour des tonnes d'ordures ménagères déposées sur le trottoir, en face de leurs cabinets de consultations.C'est que cette situation est intolérable en plein centre-ville, quasiment au pied d'une grande structure (mini-hôpital) de soins. «Vous vous imaginez un asthmatique qui vient consulter aspirer de la fumée d'ordures brûlées en plein cœur d'une ville universitaire. En été, les odeurs sont insupportables. Les mouches envahissent nos cabinets. C'est une honte pour la commune. Et dire que cette décharge est située à quelques dizaines de mètres en face le siège de la daïra», nous avoue, plein de colère, un médecin.Ce spécialiste n'exagère en rien. Nous sommes effectivement passés en été et le constat était affligeant. Nous sommes par la suite allés voir le directeur de cette polyclinique. Amar Aissat ne sait plus quoi dire ni quoi faire. «Je vous assure que depuis mon arrivée en 2015, j'ai fait de cette décharge ma priorité. J'ai écrit à tout le monde. J'ai même envoyé des photos mais personne ne daigne bouger pour résoudre ce problème. Souvent des ordures s'accumulent durant plusieurs jours. Une fois, pendant un mois, elles n'ont pas été enlevées et, plus grave, au lieu de les enlever, ils les ont brûlées sur place. Je vous laisse imaginer la scène.»La vice-présidente de l'APC de Boumerdès, chargée de l'environnement, Anissa Zenagui, ayant eu vent de notre intérêt pour cette décharge, nousa appelé au téléphone pour nous dire qu'elle est contre cette décharge à proximité d'un établissement de soins. Et de promettre la résorption de ce problème. «Je peux vous assurer que dès la semaine prochaine, cette décharge sera totalement supprimée. Des bacs à ordures seront déposés devant l'entrée de chaque immeuble du quartier. La même chose sera faite pour les quelques commerçants et marchands de fruits et légumes installés pas loin de la polyclinique.»Si la commune a, a priori, la volonté de supprimer cette situation pas très reluisante pour l'agglomération, il faut craindre malheureusement quelques administrés qui n'ont pas encore l'esprit citadin, venir de loin jeter leurs détritus sous les fenêtres des médecins. Dans le cas de cet abus pourquoi ne pas réprimer '
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