
L'Algérienne des eaux de Boumerdès a cumulé durant 2015 un montant de 163 milliards de cts de créances, dont 91 milliards détenus par des particuliers, au moment où le reste est à l'actif des collectivités locales.Le responsable de l'exploitation de l'ADE, M. Hadhoum Youcef, tire la sonnette d'alarme du fait, explique-t-il, que « cette situation influe négativement sur la gestion et le développement de l'entreprise en matière de services ». Les créances sont détenues à 74% par les citoyens et le reste 26% par les collectivités locales et les différentes entreprises et administrations publiques. La situation a contraint depuis une année l'ADE à proposer à ses débiteurs des arrangements à l'amiable, dont l'envoi de notifications de paiement avec échelonnement, mais devant le refus de ces derniers d'obtempérer, le service contentieux de l'unité a finalement été contraint de recourir aux coupures et aux poursuites judiciaires à l'encontre de plus de 2.000 abonnés. Dans la couverture sur les 100.000 m3 produits quotidiennement par la direction des ressources en eaux, 85.000 m3 sont mis à la disposition de l'ADE, avec un quota de 269 litres/jour par citoyen. L'ADE de Boumerdès gère 30 communes sur les 32 (2 communes bénéficient de la gérance des services communaux) que compte la wilaya, soit près de 145.000 abonnés, dont un peu plus de 38% seulement (soit 55.100 abonnés) sont ‘'de bons clients'', estime-t-on au niveau de l'ADE. Par ailleurs, sur les 85 millions de m3 produits annuellement par l'ADE, seuls 38 millions sont facturés, le reste se perd entre piratage, non-payement et… dans la nature sous l'effet du vieillissement du réseau ou d'agressions dues aux travaux entrepris par les entreprises ou des particuliers. Les casses constituent un véritable casse-tête pour l'Algérienne des eaux. Dans un autre volet rassurant, le directeur des ressources en eaux de Boumerdès, M. Zoghdani Belkacem, a relevé que les trois barrages que compte ou alimente la wilaya, ont enregistré un taux de remplissage appréciable : Taksebt avec un taux de 61% a atteint les 112 millions de m3, Keddara avec 75% a atteint les 106 millions de m3, le Hamiz avec 55%, soit un volume de 8,5 millions de m3. Ce dernier est destiné dans sa majorité à l'irrigation. Quant au barrage de Beni Amrane, qui connaît un envasement considérable, il attend une réhabilitation depuis des années après sa mise en service en 1990.Les travaux du barrage lancés en 2012 de Souk N'tlata, qui alimentera Tizi Ouzou et Boumerdès avec une capacité de 100 millions de m3 et qui devait être livré en septembre dernier, accusent un retard considérable du fait des oppositions.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : O M
Source : www.lequotidien-oran.com