
Revoilà les premières pluies de l'automne ; si les derniers estivants et campeurs font de la résistance et que l'ondée ne semble guère incommoder, ce sont les villes qui font face à leurs premières inondations comme au lendemain de chaque saison estivale ; des rues, des quartiers, et des maisons de plusieurs zones ont été touchés par cette première ondée. A Boumerdes, plusieurs chantiers et projets de réalisation d'infrastructure routière et de construction sont vite devenus de grands lacs et pataugeoires. En effet, cette pluie d'automne ou ‘salahet enouader,' comme l'appelle les anciens, a tiré la sonnette d'alarme de ce que sera la ville avec l'arrivée de l'hiver et de la pluie. La carence du réseau d'évacuation et l'absence des opérations d'entretien s'avèrent être les principaux facteurs de la situation qui prévaut au quatre coins de la wilaya. La remontée des eaux usées refoulées par les conduites à cause de l'insalubrité des bouches d'évacuations et des avaloirs en est une des conséquences. Des citoyens de Thenia de la rue Sigwald et de la cité Afrique nous ont affirmé avoir signalé aux représentants de l' APC, surtout que ces derniers résident dans ces quartiers, la nécessité d'entamer l'opération de curage des avaloirs pour éviter que les scénarios des années précédentes où la rue Sigwald mitoyenne de l'hôpital de la ville a nécessité à plusieurs reprises l'intervention des sapeurs pompiers pour évacuer certaines habitations en pompant les eaux venant de la RN5. Mais malheureusement, relèvent, les citoyens, les élus locaux n'interviennent que lorsque la situation se dégrade et les doléances du citoyen à qui on a fait les yeux doux durant la campagne électorale ne trouvent aucune réponse. A Boumerdes, les détritus ont envahi la ville et obstrué tout les avaloirs sans que cela n'émeuve les élus locaux. En contrebas, au niveau de la cité Dhous, passage de l'évitement de Tidjelabine, certains segments pas encore ouvert à la circulation sont de véritable bassins, très dangereux en soirée en l'absence de l'éclairage public. Les entreprises qui interviennent, reconnaît un maire, vous laisse tout un chantier de gravats, et certaines communes ne peuvent faire face à ces situations du moment que les projets sont inscrits sur des PSD (Plan sectoriel de développement) et que l'APC n'a guère de droit de regard. Il y a une année, toutes les communes d'Algérie furent saisies pour procéder au curage des bouches d'égouts et avaloirs pour éviter les scenarios de Khenchela et Constantine.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : O M
Source : www.lequotidien-oran.com