
Les ménages ne savent plus à quel saint se vouer pour joindre les deux bouts, Ramadhan, fêtes familiales, Aïd El Adha et rentrée scolaire, le plus grand économiste s'y perd, avoue une mère de famille. Et pourtant c'est déjà le grand rush, à deux semaines de la rentrée scolaire. Les parents appâtés par les étals qui comme à l'accoutumée squattent les mêmes places publiques, commencent les premiers achats. « Nous essayons d'alléger nos achats par l'achat de cahiers, de stylos et autres articles usuels en attendant la liste officielle », précise un groupe de femmes apparemment bien au fait des articles utiles à leurs progénitures.Le marché le plus populaire de la wilaya, à savoir ‘Zniket Souiad' à Bordj Menaïel, grouille de femmes en cette matinée de jeudi dernier. Rares sont les hommes qui s'y aventurent, « les achats c'est une affaire de femmes qui sont plus aptes à discuter les prix, à prendre le temps », renchérissent quelques-unes. Non loin de l'hôpital, c'est l'apparition d'une longue rangée d'étals, colorés par le rose et bleu des blouses, où se mêlent produits locaux et importés. Certains tabliers sont affichés au-delà de 1500 DA, ils proviennent de Turquie, lance le vendeur. Le produit asiatique se négocie entre 1000 et 1200 DA au moment où la blouse locale varie entre 600 et 1000DA.L'appréhension de ces mères de familles reste la réaction de « certains enseignants trop exigeants, demandant parfois des articles que l'enfant n'utilise que rarement durant l'année scolaire ». Pas inquiets du tout de la flambée des prix affichés, les parents se résignent afin de ne pas froisser la susceptibilité de leurs enfants, « c'est un sacrifice », avoue une mère. Le cartable ou carrément le sac a dos, peut aisément atteindre les 2500 DA. Certains produits français sont inaccessibles pour les petites bourses, « nous les ramenons sur commande », dira un habitué des lieux, « ils voisinent les 4000 DA mais la qualité est top ! », précise-il.Le gros des achats se fait autour du produit chinois cédé entre 800 et 1500 DA, alors que dans cette gamme le produit local reste inexistant. Pour les parents, les dépenses ne viennent que de commencer, en attendant les éternelles longues listes d'articles scolaires. Et, une autre dépense pointe à l'horizon, l'achat des manuels.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : O M
Source : www.lequotidien-oran.com