Boumerdes - A la une

Bordj-Menaïel (Boumerdès) Des sinistrés du séisme de mai 2003 interpellent les autorités



Neuf ans après le séisme qui a détruit quasi entièrement les 60 logements de la cité Oasis à l'entrée de la ville, ceux-ci ne sont toujours pas reconstruits. L'effondrement des deux blocs qui a fait 97 victimes est toujours dans les esprits à Bordj-Menaïel.
Relogés provisoirement dans des chalets de misère, les ex-habitants de la cité Oasis s'impatientent de retrouver leurs logements.
'Les autorités nous ont proposé de nous reloger ailleurs mais on a opté pour la reconstruction de nos logements", nous dira Sofiane, un jeune qui a grandi dans la cité, un choix qui va leur coûter cher car les travaux de construction sont arrivés au niveau des fondations pour être bloqués depuis plus de 18 mois maintenant.
'9 ans pour construire 60 logements, et encore ils ne sont qu'a 2% des travaux", se plaint Gacem Ahmed, président de l'association Espoir créée pour faire avancer cette affaire. Et d'ajouter : 'Le projet a été transféré de la DLEP, qui n'a que trop traîné vers l'OPGI il y a 5 mois mais les travaux sont toujours au même point".
En effet, le retard au début de ce projet est dû à une histoire de permis de construire. 'On a trop galéré pour avoir le permis de construire. Chaque foi la direction du logement et des équipements publics (DLEP) a rejeté le dossier pour nous dire qu'il y a des pièces manquantes alors que nous avons nous-mêmes tout vérifié avant le dépôt du dossier".
Après avoir obtenu le permis de construire, c'est l'entreprise chargée de la construction qui a fait traîner les travaux, ce qui a poussé le wali à intervenir pour changer de promoteur.
Contactés par nos soins à plusieurs reprises, ni les services de l'OPGI ni ceux de la DLEP n'ont répondu à nos questions, ce qui provoque des interrogations sur cette affaire. Au passage, notre interlocuteur nous dira qu'en 2011 à la veille du 8e anniversaire du séisme, le wali de Boumerdès a fait une déclaration à la presse où il informait du dénouement prochain pour tous les sinistrés dans un délai de deux mois, ce qui nous a poussé à lui écrire une lettre pour lui faire part de notre cas. Epuisé par ce combat, M. Gacem espère que les services de l'OPGI accélèreront le processus pour réaliser les 60 logements dans le cadre LSP dans les plus brefs délais.
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