Boumerdes - A la une

Armes blanches maculées de sang !



Dans le quotidien vacancier de l'ancien temps, on mettait en garde les estivants en leur disant, presque pour rire, qu'il faut nager et surveiller ses effets vestimentaires. L'évolution des m?urs vers une nette dégradation de la sécurité des vacanciers donnerait lieu, aujourd'hui, à des mises en garde à l'effet plus apeurant, puisque le conseil qu'on prodiguerait aux estivants, c'est de ne pas nager du tout et penser seulement au moyen de sauvegarder sa peau et celle des siens quand on est sur ces plages dangereuses. A Skikda, Béjaïa et Boumerdès, le sang a coulé. Des jeunes ont perdu leur vie, assassinés par des bandes criminelles, des hors-la-loi, qui ont accaparé des rivages de la grande bleue pour en faire un territoire sauvage où seule la loi de la jungle a droit de cité. Le déploiement des services de sécurité sur la côte n'y peut rien contre ces comportements violents, contre cet incivisme, contre des individus qui n'ont aucune éducation. Bien sûr, comme dans un film de mauvais scénario, les policiers ou les gendarmes arrivent sur le lieu du crime après l'accomplissement des forfaits, et commencent à opérer des arrestations, à mettre hors d'état de nuire les coupables. Laissant en liberté de nombreux autres individus qui ont l'instinct criminel enfoui en leur intérieur et qui peut éclater à n'importe quel moment, comme une bombe à retardement. Bien sûr, la sécurité, c'est l'affaire de toute la société, celle des aînés et des parents dont la démission de leur rôle est criminelle. Elle ne peut pas être portée seulement par ceux qui portent l'uniforme. En tout état de cause, on assiste à une augmentation alarmante du port d'armes blanches, chez les jeunes notamment. Rares sont les jeunes qui ne portent pas sur eux des armes blanches. C'est l'effet boule de neige du sentiment d'insécurité qui pousse les gens à s'armer d'un couteau, au moins, s'est-on jamais, au cas où…, disent-ils. Même quand ils sont tranquillement regroupés, sans avoir à l'idée un quelconque recours à la violence, les jeunes tiennent à leur arme blanche à portée de la main, toute prête à l'usage. Voilà, les agressions, les bagarres violentes, le sentiment de ne pas être en sécurité font la grosse part moche de la vie sociale. Ailleurs, on parle de la prolifération des armes à feu, le débat est engagé pour chercher les moyens d'enrayer ce phénomène, mais point de discussion chez nous au sujet de ces armes blanches en circulation dans les milieux juvéniles. Les crimes sont en majorité commis à l'aide d'armes blanches. Cela devrait donner à penser, sur les voies et moyens nécessaires pour dissuader les jeunes de prendre des armes blanches sur eux. Pas vraiment blanches quand elles sont maculées de sang.
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