Le premier secrétaire du FFS a affirmé lors d'un meeting animé mercredi à Bordj-Menaiel, à l'est de Boumerdès, que « le gouvernement a échoué de répondre aux préoccupations des Algériens ».
S'exprimant devant une assistance composée de militants et de partisans de son parti, M.Laskri a souligné que "le gouvernement n'était même pas capable de rétablir la circulation automobile aux portes d'Alger après les pluies qui se sont abattues récemment sur le nord du pays. Selon lui, la société et la scène politique n'ont connu aucune dynamique depuis les dernières législatives. « Le pays va mal. Le gouvernement a augmenté le budget de la Défense, oui nous sommes d'accord puisque c'est un ministère de souveraineté, mais on doit aussi augmenter les budgets destinés au développement des communes », a-t-il encore appuyé en déplorant l'absence de transparence dans la gestion de l'argent du contribuable.
Evoquant la question de l'exploitation du gaz de schiste, l'orateur soutient qu'il n'est pas opportun de recourir à cette ressource tant qu'on a 180 milliards de réserves de change. Au plan internationale, M.Laskri, a estimé que la diplomatie Algérienne est absente totalement sur le terrain et ce malgré la situation préoccupante prévalant à nos frontières sud en raison de la crise au Sahel. « Notre pays subit des pressions énormes de la part de certains pays étrangers », a-t-il observé, ajoutant que cette situation est aggravée par les problèmes internes dues à la mauvaise gestion et le manque de confiance entre les gouvernants et les gouvernés. « Il y a une vraie crise de confiance contre le peuple et ses dirigeants. La preuve en est le nombre de jeunes et de cadres qui quittent le pays chaque année »-a-t-il enchainé sous les applaudissements de l'assistance.
« Je vous jure que nous n'avons pas de presse libre ! »
Lors de son discours, le premier secrétaire national du FFS a affirmé qu' « il n'y a pas de presse libre en Algérie ». Pour étayer ses propos, il a annoncé à son auditoire que « les journaux ne publient pas les communiqués et les déclarations de son parti ». « je vous jure qu'il n' y a pas de presse libre dans notre pays. Les journaux ne publient pas nos déclarations car ils ne sont pas libres », a-t-il asséné d'un ton haineux en omettant de rappeler le rôle et les sacrifices consentis par les journalistes durant des décennies pour instaurer la justice et la démocratie dans le pays.
Qui gère la presse en Algérie ' s'interroge-t-il sans en donner de réponse. « Les journalistes ne sont pas affiliés à la sécurité sociale, malgré cela ils se sont tus. C'est très grave ! a-t-il encore asséné avant les appeler à « se défendre pour arracher leurs droits ». Lors de son réquisitoire, le numéro 2 du FFS n'a soufflé aucun mot sur les difficultés que rencontrent les journalistes pour accomplir leur mission sur le terrain. Il n'en a aussi guère osé condamner le pouvoir qui a verrouillé le champ médiatique et interdit à certains partis politiques, dont le FFS, de s'exprimer sur les chaines de la télévision publique depuis des lustres.
Rappelons que ce n'est pas pas la première fois que Laskri s'en prenne à la presse nationale.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ramdane Koubabi
Source : www.elwatan.com