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A l'entrée de la ville d'El Ayoune occupée : La police marocaine arrête un militant sahraoui



A l'entrée de la ville d'El Ayoune occupée : La police marocaine arrête un militant sahraoui
Le militant sahraoui des droits de l'Homme, Hasna Aba Moulay Eddahi a été arrêté mardi par la police de l'occupation marocaine au niveau d'un barrage à l'entrée de la ville occupée d'El Ayoune, pour sa participation à la 8ème Université d'été des cadres du Polisario et de l'Etat sahraoui, tenue récemment à Boumerdès (Algérie).Eddahi est resté sous surveillance par les gendarmes marocains qui ne cessaient de lui demander ses papiers au niveau de chaque barrage pour déterminer sa destination, indique un communiqué rendu public par un groupe de défenseurs des droits de l'homme.Son interpellation a duré une heure au niveau du poste de contrôle relevant de la police de l'occupant marocain à l'entrée de la ville d'El Ayoune où ses valises ont été fouillées par trois agents de la section de renseignement sans aucune preuve légale ni justificative de cette arrestation.A souligner que le militant sahraoui des droits de l'homme, Hasna Aba Moulay Eddahi a été interpellé auparavant dans la ville de Salé parallèlement au dernier procès des détenus de Gdeim Izik, où il a subi toutes formes d'intimidation et d'attaque physique et verbale lors de sa participation aux manifestations pacifiques dans la ville d'El Ayoune occupée, organisées par la coordination des cadres supérieurs sahraouis. Impératif d'assurer une protection aux SahraouisAuparavant, la militante sahraouie des droits de l'Homme, Aminatou Haidar a appelé mercredi à Alger à l'impératif d'assurer une protection aux Sahraouis et d'accélérer l'organisation d'un referendum autodétermination du peuple sahraoui, en vue de trouver une solution définitive au conflit au Sahara Occidental.Mme Haidar a affirmé dans un entretien accordé à l'APS que les violations des droits des Sahraouis par l'occupation marocaine "se poursuivront à tous les niveaux, tant que la question sahraoui n'est pas réglée", ajoutant que "les exactions commises par le régime marocain à l'encontre des Sahraouis sont essentiellement liées au non respect du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et à la confiscation de leurs droits civils, économiques, sociaux et culturels", a-t-elle estimé.La militante sahraouie a rappelé que le régime marocain "confisque le plus élémentaire des droits des Sahraouis notamment le droit à la constitution d'associations et à la liberté de circulation, outre les intimidations exercées à l'encontre des militants des droits de l'homme", citant à titre d'exemple les membres de la délégation sahraouie ayant participé récemment à l'université d'été de Boumerdes (Algérie) qui ont été maltraités et arrêtés pour certains d'entre eux au niveau des aéroports de Casablanca et d'El-Ayoun"."Les arrestations sont devenues quotidiennes et les militants sahraouis arrêtés sont jugés au sein de procès sommaires sur la base d'aveux obtenus sous la contrainte et la torture", a-t-elle dit.En matière de liberté d'expression, tous les rassemblements pacifiques appelant "à accélérer l'organisation d'un referendum d'autodétermination du peuple sahraoui et à la libération des détenus politiques ainsi qu'à stopper la spoliation de ses ressources naturelles, outre les fêtes internationales dont la journée mondiale de la femme, sont interdits par les autorités marocaines", précise Mme Haidar.La militante sahraouie a affirmé que l'occupation marocaine visait "à changer la carte démographique des territoires sahraouis et suit la politique d'intimidation, d'expulsion et d'exode forcé des Sahraouis vers les villes éloignées et isolées".Le Maroc qui "prétend prôner les droits de l'homme et avoir signé la convention contre la torture persiste dans sa politique d'occupation à travers les perquisitions et la destruction des biens des Sahraouis, l'arrestation et la torture de mineurs et la confiscation des droits du peuple sahraoui", faisant fi des décisions et résolutions onusiennes et des chartes internationales pertinentes", a-t-elle soutenu.Elle a appelé à l'élargissement des prérogatives de la Minurso pour englober la surveillance des droits de l'homme.Concernant les derniers développements dans la région et la nomination du nouvel envoyé spécial au Sahara Occidental, Horst Muller, Mme Haidar a estimé que cette nomination constituait "un bon signe" en vue de faire progresser la question sahraouie et de relancer les négociations gelées, souhaitant que "celui-ci joue un rôle positif et exerce les pressions sur la France, principal alliée du Maroc, vu expérience avérée du diplomate allemand et le poids de son pays sur la scène européenne".Elle a regretté l'absence d'une véritable volonté politique chez la communauté internationale pour le règlement de la question sahraouie, qui "ne sert pas les intérêts de l'occupation marocaine", appelant à l'exercice de pressions sur le Maroc pour le contraindre à respecter les droits élémentaires du peuple sahraoui qui vit sous l'occupation. Le Maroc est de plus en plus isolé, grâce au rôle de la diplomatie sahraouie et du soutien de quelques pays frères", a-t-elle ajouté.Elle a dit qu'elle procédait personnellement à l'enregistrement "en chiffre et avec sincérité, des violations marocaines en vue de protéger les droits des civils sahraouis, en attendant d'aboutir à un règlement définitif de la question sahraouie".La militante sahraouie, présidente du Collectif sahraouis des défenseurs des droits de l'homme (CODESA) a salué le rôle de l'Algérie dans le soutien à la cause sahraouie et ses principes intrinsèques dans le soutien des causes justes à travers le monde".
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