A l'occasion de la fête de Yennayer, célébrée pour la troisième fois consécutive d'une manière officielle après la consécration de cette date comme journée nationale chômée et payée depuis le 12 janvier 2018, cette année, et c'est parce qu'entre temps il y a le Hirak, les festivités sont organisées avec faste tant du côté des officiels que du côté des populations via les associations culturelles et autres comités de villages.Ainsi en est-il des célébrations qui ont lieu dans la majorité des communes de l'Est de la wilaya, où souvent les populations locales s'organisent d'une manière indépendante, dans un esprit de solidarité villageois exemplaire, donnant tout son sens à cette date phare, cette date qui symbolise l'identité millénaire des Amazighes dans toutes leurs variantes mais avec une seule et unique finalité ; une identité millénaire unique à travers toute l'Afrique du Nord, jusqu'aux Iles Canaries et le désert de Siwa en Egypte, et plus loin dans l'Afrique noire, jusqu'au Burkina Faso. Dans la wilaya de Bouira, des festivités officielles sont organisées au niveau de l'Odej où des chapiteaux ont été érigés et ont abrité différents stands ayant trait à la tradition : habits, tapisseries, poteries et arts culinaires avec les différents plats traditionnels et autres gâteaux préparés pour l'occasion par des familles qui ont bien voulu participer à des concours de meilleurs plats traditionnels, meilleures douceurs, meilleures recettes, etc., et faire partager ces moments de joie avec l'ensemble des citoyens en cette journée pluvieuse de samedi.
A la maison de la culture Ali- Zamoum, les mêmes activités ont eu lieu à l'intérieur et sur l'esplanade, où plusieurs associations ont participé avec leurs activités, alors que d'autres stands ont organisé une exposition-vente de livres.
Quand au niveau de la salle des conférences, des thèmes sur Yennayer, des pièces théâtrales et des soirées poétiques galas étaient au menu. Durant la journée de jeudi dernier, la Direction de l'éducation a donné instruction à tous les établissements scolaires et sur l'ensemble du territoire de la wilaya de fêter cet événement en mettant en exergue la culture et la tradition amazighes, avec comme finalité, une leçon sur la symbolique de Yennayer qui sera donnée, aujourd'hui lundi en début de matinée, aux élèves des trois paliers. Par ailleurs, outre ces activités organisées d'une manière officielle, d'autres sont organisées par des associations culturelles au niveau de la wilaya à l'instar des Ath Leksar, ou encore Taghzout et dans la région de M'chédallah, ainsi qu'à Chorfa, Aghbalou, et Saharidj, dans un esprit de solidarité en associant les populations locales et surtout les enfants. La fête de Yennayer est intimement liée à Imensi n Yennayer ou le repas de Yennayer, un repas qui se veut faste, riche et varié avec obligatoirement, le couscous au poulet. D'autres mets sont préparés avec des légumes secs comme les grains de blé dur, les fèves, les haricots, les pois chiches, le maïs et petits pois crus mitonnés dans des sauces sans aucune transformation afin qu'une fois cuits, ces légumes qui sont gonflés, seront un présage du faste pour le Nouvel An. En somme, des actions qui sont autant de superstitions mais en même temps, de bon augure, de même que cette action qui consiste à laver tous les ustensiles et les retourner pendant toute la nuit de Yennayer afin qu'ils soient tout neufs pour le Nouvel An. Une superstition qui veut également qu'à chaque Yennayer, la montagne du Djurdjura doit nécessairement être parée du manteau blanc malgré le réchauffement climatique. Chez les populations locales, Yennayer est un jour béni et il le restera tant que la croyance est dépourvue de toute hypocrisie.
Y. Y.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Yazid Yahiaoui
Source : www.lesoirdalgerie.com