Pour quel motif la session de l'APW qui s'est ouverte mardi dernier, revêtait-elle un caractère extraordinaire ' La réponse fournie par un membre de cette institution populaire à la question posée par un confrère ne répond qu'à demi à sa question.
L'urgence de cette session venait du fait qu'elle était programmée plus tôt, elle n'a pu se tenir pour cause du chamboulement de l'agenda de cette assemblée populaire. Comme, selon le même élu, une autre session est prévue fin décembre, et que l'ordre du jour de la présente rencontre est lié à la rentrée sociale et scolaire, il a fallu aller à cette option. N'est-ce pas plutôt la baisse de la taxe sur l'activité professionnelle estimée à 16 milliards de centimes par le DAL qui a engendré un déséquilibre dans le budget de wilaya qui en est la cause ' D'où vient le fait que cette baisse ait pris une telle proportion ' Le DAL, qui a pris la parole pour répondre au P/APW qui a évalué cette baisse à 14 milliards de centimes, a fait savoir qu'elle provient en partie du taux de recouvrement de la TAP ramené de 2,5% à 2% en 2007, lors de l'adoption de la loi de finances de 2007. Mais il est clair que la conjoncture économique, ainsi que l'a expliqué le wali, n'est pas étrangère au bouleversement qui affecte de façon profonde l'assiette fiscale. Ce responsable, qui fait de la relance des activités commerciales une de ses priorités, a suggéré la tenue de journées d'étude autour de ces questions en raison de leur importance dans la vie économique de la wilaya et du fait de leur caractère peu accessible au commun des mortels.Le P/APW, qui s'est félicité de la dynamique qui a coïncidant avec la visite du président de la République, lequel avait octroyé en juillet 2008, lors de sa dernière visite dans la wilaya, 9 milliards de dinars pour le développement de cette dernière, ainsi que de l'installation du nouveau wali dont il a souligné les différents plans de relance mis en 'uvre, a dressé un bilan exhaustif des activités de l'institution qu'il préside l depuis peu. Comptabilisant, les différents déplacements effectués soit avec le wali soit lors de visites ministérielles ou à l'occasion d'autres événements marquants de la vie politique, économique et culturelle, il a indiqué que 80 sorties ont pu être faites dans ce cadre. Le wali a arrondi le chiffre de la somme attribuée par le président de la République en la portant à plus de 10 milliards de dinars, en y adjoignant les enveloppes affectées dans le cadre de l'habitat rural pour la réalisation de 4000 unités et l'alimentation en gaz de 11 communes.Pour les visites effectuées à travers la wilaya, le premier responsable de la wilaya a fait savoir que sur les 45 communes existantes, il a pu passer en revue 30 d'entre elles , une gageure si l'on considère qu'il n'est à la tête de la wilaya que depuis cinq mois. Il compte d'ailleurs boucler la boucle avant la fin de l'année, ainsiil compte se faire une idée des progrès et des retards accumulés dans le lancement et la réalisation des projets de développement. La lecture du budget primitif de la wilaya au titre de l'année en cours, estimé à 1745 800 000 DA a pris une large place par sa lecture détaillée où les secteurs névralgiques se sont vus dotés de moyens financiers à la mesure des défis qui les attendent pour enclencher la dynamique de croissance escomptée. Parmi ces secteurs, figure celui de l'éducation qui a été dernièrement au centre d'un grand scandale lié aux examens et concours qui se sont déroulés cette année.Non seulement ce scandale fut évoqué brièvement hier après-midi, mais différents rapports de commissions ont jeté l'anathème sur ce secteur, en dénonçant les conditions déplorables qui ont prévalu à cette rentrée et failli en compromettre le succès. Plafonds de classes menaçant de s'écrouler dans les établissements des trois paliers, murs fissurés, cours et toilettes inexistantes au niveau de certaines écoles primaires, déficit de personnel, suppression de postes de langue amazighe dans certains établissements (l'exemple des CEM Smili et Gouizi est cité), refus d'en créer d'autres, enseignement de disciplines comme le dessin et la musique, devenu facultatif alors que leur importance est démontrée comme le reste des programmes scolaires dans le système éducatif, sont quelques-uns des développements qui ont constitué la substance de ces rapports de commissions.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Ali D.
Source : www.elwatan.com