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Voie ferrée Thénia-Bordj Bou Arréridj : Un litige financier bloque le projet



Inscrit en 2007, le projet de la double voie ferrée électrifiée devant relier la ville de Thénia, dans la wilaya de Boumerdès (175 km) en passant par la wilaya de Bouira, traversée par un linéaire important de 85 km, en englobant ainsi 27 passages à niveau et sept 7 tunnels d'une longueur globale de 15 km, sommeille dans les tiroirs.A l'agence nationale d'étude et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (Anesrif), la relance du projet n'est pas à l'ordre de jour. La mise au placard de cet important projet, qui avait fait couler beaucoup d'encre, en raison notamment du coût financier mobilisé, s'élevant selon les révélations faites par les ministres des travaux publics, à plus de 2 milliards de dollars, n'a jamais été rendue publique. Les bases vie des deux entreprises, implantées à Bouira et à Lakhdaria, sont toujours inexploitées.
Une source à l'Anesrif a estimé que la décision prise d'annuler le projet en question est liée à forte demande émise par l'entreprise chinoise en partenariat avec une entreprise turque, Ozgun, retenues pour la réalisation des chantiers, qui auraient exigé la revalorisation du montant initial, argumentant que le projet en question coûterait beaucoup plus cher par rapport à ce qui a été négocié et décidé au départ et contenu dans le contrat programme.
Ce dernier, précise-t-on, n'accordant aucune rallonge financière. C'est d'ailleurs ce litige financier qui avait bloqué le lancement des travaux dans ses délais impartis. Les études confiées à un groupement turc ont mentionné, selon toujours des sources proches du dossier, que le projet initial nécessite d'autres opérations supplémentaires.
La motivation financière exigée par les deux entreprises chinoise et turque a été donc rejetée par les pouvoirs publics mise à rude épreuve dés lors qu'ils sont obligés de trouver des mécanismes et des textes de loi permettant de débloquer la situation sans affaiblir les caisses du Trésor public. Les rencontres et les réunions organisées entre les deux parties n'ont jamais débouché sur une issue pouvant relancer le projet.
Depuis l'annonce du projet en question, les pouvoirs publics n'ont jamais donné les raisons exactes du blocage qui tournaient essentiellement autour d'un plafonnement du montant initial et n'ont jamais cessé de rassurer que le projet est «sur la bonne voie». La réalité du terrain est tout autre. A préciser que la demande de «rallonge financière» réclamée par la partie chinoise n'est pas récente.
Le problème s'est posé en 2013, soit six ans depuis que le projet ait été dégagé après que la majorité des contraintes posées sur terrain notamment celles concernant de remanier le tracé initial, aient été toutes solutionnées. La question qui mérite bien d'être posée est le rôle des autorités locales qui n'ont jamais daigné mettre en demeure l'entreprise réalisatrice sur ces retards injustifiés. Le tracé initial touchant dans sa grande partie la wilaya de Bouira a été presque modifié en raison des sempiternelles oppositions affichées des propriétaires terriens, notamment les oléiculteurs refusant de céder leurs terres agricoles.
A la direction de la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF), tout comme à la direction des travaux publics, aucun responsable n'a voulu s'exprimer sur ce dossier.
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