Tendance - Les tenanciers des salles de jeux pour enfants commencent à baisser rideau et tentent de vendre leur matériel à n'importe quel prix, car ces espaces sont simplement désertés et n'accueillent qu'un petit nombre d'enfants.
L'engouement et l'attente des enfants, auxquels les propriétaires de ces salles se sont habitués durant de longues années, ont énormément baissé. Les grands écrans, où les bambins s'adonnaient à des jeux de combats ou à des matchs de football en manipulant des boutons, sont simplement dépassés par les événements. Les bambins sont plutôt branchés aux jeux sur Internet ou leurs téléphones portables et ne se bousculent, donc, plus devant les salles de jeux, qui, il faut l'admettre, faisaient de grosses recettes avant l'avènement des nouvelles technologies et leur généralisation. Les annonces relatives à la vente du matériel de salles de jeux «pleuvent» sur les organes de presse nationale et les sites spécialisés, les propriétaires voulant, eux aussi, se spécialiser dans d'autres créneaux porteurs. «Durant les années 1990 et le début des années 2000, j'arrivais difficilement à satisfaire les enfants qui affluaient en masse, surtout durant les week-ends, les vacances scolaires et les jours de fêtes religieuses. Mais aujourd'hui, je reçois à peine une moyenne de dix à vingt clients par jour. Je continue d'exercer en attendant de vendre ces machines pour ouvrir un cybercafé», avoue Rabah, propriétaire d'une salle de jeux à Aïn Bessem, dans la wilaya de Bouira. «Je vends à n'importe quel prix et je crois que ce commerce peut encore fonctionner quelques années au niveau des villages enclavés», ajoute notre interlocuteur, sur un ton d'amertume. Il est vrai qu'à l'époque, dans une même ville ou quartier on trouvait plusieurs salles de jeux et toutes étaient pleines d'enfants. Ces derniers temps, leur destination est devenue les cybercafés, ou simplement se contenter des jeux disponibles sur les nouvelles marques des tablettes téléphoniques (Smartphone, Android, etc). Certains «professionnels de jeux pour enfants» proposent même de donner leur matériel à d'autres personnes en contrepartie d'un partage des bénéfices, une option qui ne trouve pas preneur !. «Ce ne sont pas les chômeurs qui manquent, mais ces machines ne suscitent plus l'engouement car tout le monde sait qu'elles ne servent plus à rien. Il m'arrive jusqu'à supplier des jeunes pour les prendre, mais ils refusent sèchement. Ça y est, ce commerce agonise et se meurt à petit feu !», se désole Mohamed, propriétaire d'un espace de jeux à Isser, dans la wilaya de Boumerdès. Notre interlocuteur garde le souvenir de cette époque où les parents accompagnaient leurs enfants pour passer de longues heures dans son local. «C'était le meilleur cadeau à offrir aux enfants qui obtenaient de bons résultats à l'école. Les jeux étaient même une motivation pour les élèves. Il y avait des jours où je fermais tard le soir, tant chaque enfant insistait pour jouer», affirme-t-il. Même s'ils estiment que la technologie a anéanti leur principale activité, nos trois interlocuteurs admettent que ces jeux font partie du passé, souhaitant que les enfants «tirent avantage des TIC, surtout dans leur scolarité».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A H
Source : www.infosoir.com