Comme son nom l'indique, Sidi Brahim, anciennement Oughmirène, ce qui veut dire en berbère «hommes rustiques et robustes», est une région montagneuse, située à 70 km à l'ouest de Bordj Bou Arréridj, difficilement accessible et pauvre en ressources.Ce qui a contraint bon nombre de ses habitants à s'exiler vers les différentes villes du pays à la recherche d'un emploi.
Ceux qui y sont restés n'ont pas tous accès au logement, à l'emploi et aux autres commodités.
La commune, qui compte quelque 4 500 âmes avec les zones éparses, souffre du manque de certaines infrastructures névralgiques. Notamment, le projet de la polyclinique, révélé en 2012, mais qui ne voit toujours pas le jour, bien que l'assiette ait été choisie.
«Nous disposons de deux salles de soins, l'une ici à Sidi Brahim, l'autre à Tizi Kachouchène. Mais elles ne répondent pas aux besoins des habitants, car, faute de moyens de transport, surtout pour les femmes médecins ou infirmières, les prestations médicales sont réduites au minimum, du fait que le personnel arrive en retard ou pas du tout, surtout en hiver.
Du coup, beaucoup de malades se rabattent sur les hôpitaux de Mansoura, à 35 km de là, d'Ahnif sur la même distance, d'Akbou ou tout simplement sur l'hôpital Bouzidi de Bordj Bou Arréridj, distant de 70 km. Ce qui n'est pas toujours évident pour le malade.
Donc, la réactivation du projet d'implanter une polyclinique s'impose impérativement», indique Djamel Mihoubi, adjoint au maire.
Pour ce qui de l'AEP, les habitants sont, selon notre interlocuteur, approvisionnés depuis un an en eau transférée depuis le barrage Tilsdit dans la wilaya de Bouira, à raison de 2 à 3 fois par semaine. Sauf qu'avec le vieillissement des canalisations, la rénovation de tout le réseau est nécessaire pour pallier les déperditions.
Même constat pour le gaz naturel qui touche, toujours selon la même source, la quasi-totalité des habitations et tous les établissements scolaires.
Pour ce qui est de l'épineux problème de l'indemnisation qui se posait avec acuité et qui a longuement entravé l'aboutissement des projets de développement, il a été visiblement réglé, à en croire le P/APC et son adjoint. A cet effet, une enveloppe de 6,5 milliards de centimes a été débloquée pour indemniser 142 propriétaires terriens, dont 133 ont d'ores et déjà reçu leur arrêté individuel, les autres devront d'abord régulariser leurs situations, notamment, celles liées à l'héritage et aux parcelles communes, auprès du cadastre avant d'être indemnisés, nous indiquent les services communaux.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Allouache
Source : www.elwatan.com