Bouira - A la une

Un début d'émeute vite maîtrisé BOUIRA



les policiers sont intervenus pour faire évacuer quelques commerçants qui ont l'habitude de vendre leurs produits sur la voie publique.Les alentours de la mosquée de la Cité des 1100 Logements plus connue sous le nom de l'Ecotec ont connu jeudi dernier, après la prière d'El Asr, un début d'émeute lorsque les policiers de la Pupe sont intervenus pour faire évacuer quelques commerçants qui ont l'habitude de proposer des fruits aux fidèles et passagers de ce lieu très fréquenté. Alors que les commerçants se sont appliqués à la demande des policiers de quitter la voie, un groupe de jeunes connus sur la scène locale pour ne point être des enfants de coeur ont commencé à scander des slogans, appelant comme ils le disent à la révolution: «Vive Tounès (comprendre Tunisie)» «Nous vendons des fruits non de la drogue» «A l'attaque»..., sont les propos mobilisateurs du groupe qui voulait en découdre avec les policiers. Certains s'en prendront dès le début aux véhicules des passants en donnant des coups sur les capots et en s'allongeant sur la voie pour obstruer le passage. Les policiers, sentant que la situation allait dégénérer, se sont repliés avant l'arrivée du premier renfort, des véhicules de la police judiciaire. Très vite, les policiers repérèrent un meneur qui est arrêté violemment. Le groupe qui s'était réfugié dans les cages d'escaliers a jeté sur les policiers des pierres et fera entendre aux habitants et aux fidèles qui venaient de quitter la mosquée, des vertes et des pas mûres. Toute la journée, le lieu était étroitement surveillé par plusieurs véhicules de la police. Une information non confirmée parle de plusieurs agents de l'ordre blessés dont un, dans un état assez sérieux. La raison essentielle de cette confrontation qui pouvait se transformer en une émeute incontrôlable, reste le problème déjà soulevé en ce début de Ramadhan par notre quotidien. Dans l'opération décidée par le pouvoir central d'éradiquer le commerce informel, plusieurs jeunes et moins jeunes dont le seul revenu était cette activité se sont retrouvés sans aucune ressource. Le wali étant absent de Bouira pour Ouargla avait à plusieurs occasions promis de mettre en place des solutions de compensation. «A ce jour et selon les concernés rien n'a été fait et nous sommes livrés à nous-mêmes. Cette table fait vivre une famille de huit personnes. Je veux vivre dignement sans tendre la main ou en recourant à des méthodes peu recommandées», nous confiera un commerçant avoisinant la quarantaine. «Nous avons déposé des dossiers pour bénéficier d'espace et travailler dans le cadre de la loi» ajoutera notre interlocuteur. La balle est désormais dans le camp des responsables. Les jeunes policiers qui se sont vite retrouvés en face d'une menace avérée ne sont pour rien dans le problème. Au lieu de se pavaner dans de belles voitures publiques ou s'enfermer dans des bureaux climatisés, les élus comme l'exécutif, à leur tête le nouveau wali, doivent dans l'immédiat trouver la solution et respecter les engagements pris par leurs prédécesseurs.
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