Bouira - A la une

Un commerce très porteur



Impact - L'engouement affiché pour la connexion à l'Internet fait le bonheur des propriétaires des cybercafés qui réalisent des gains substantiels.
De plus en plus de commerçants sont d'ailleurs attirés par ce type de commerce. Il y en a même qui ont changé entièrement leur activité commerciale pour ce nouveau créneau qui rapporte gros. «Aujourd'hui, les cafés maures ne reçoivent plus que les personnes âgées, alors que les jeunes se dirigent pratiquement tous vers les cybercafés. C'est pour cette raison que j'ai transformé ce grand local en un espace Internet. Dieu merci, je gagne beaucoup plus qu'avant», se félicite Omar, qui a changé d'activité au centre-ville de Bouira. Dans des espaces urbains, on trouve plusieurs cybercafés collés les uns aux autres. Ils affichent tous très souvent complet. «Le commerce doit suivre la tendance des clients et maintenant il n'y a pas un créneau plus porteur que d'investir dans l'ouverture d'un cyber. Non seulement, le commerce est porteur, mais il ne demande pas beaucoup de moyens. Il suffit d'embaucher un ou deux gérants et réparer le matériel informatique quand il le faut», dit Rachid, propriétaire d'un cybercafé à Chaabet El-Ameur, à Boumerdès. A Boghni, le constat est le même. «Auparavant, on disait qu'à Boghni, ''entre un bar et un bar, il y a un bar''. Cette qualification n'a plus de raison d'être aujourd'hui. Il faut plutôt dire qu'entre un cyber et cyber, il y a un cyber», ironise un retraité. Au vu de l'affluence nombreuse des clients, les propriétaires de ce genre de commerce ont aménagé des espaces d'attente. Quoi de mieux que de voir son local complet pendant de longues heures de la journée et que les clients se bousculent au portillon ' Ceux ayant investi dans ce créneau ne songent nullement à changer d'activité ou même à quitter le pays. Au contraire, certains ex-émigrés ayant ouvert des cybercafés, se frottent les mains et ont décidé de rester au pays, tant leur commerce est prospère. C'est le cas de Saïd, la quarantaine, qui a passé plus de dix ans en Afrique du Sud. Il est rentré au pays, en raison des violences visant les étrangers. Il a ouvert un cybercafé à Draâ El-Mizan, il y deux ans. «J'ai déjà acheté un local pour ouvrir un autre cyber. A mon retour, je pensais partir en Europe, mais en voyant que mon commerce marche bien, j'ai décidé de rester pour investir davantage dans ce créneau», avoue-t-il.
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